Pêche: la politique européenne ne doit plus privilégier la pêche minotière

La pêche industrielle menace les artisans pêcheurs
La pêche industrielle menace les artisans pêcheurs

Je vais me battre au plan régional et au plan européen pour que la pêche artisanale, qui demeure une activité d'avenir et une richesse pour notre région, soit mieux prise en compte. Je trouve inadmissible que le processus de décision européen ne prenne en compte que les grands lobbies capables de se faire entendre, à savoir les armateurs de la pêche industrielle minotière et, à l'opposé, les organisations de protection de la nature, dont certaines deviennent anti-pêche à la manière dont elles sont aussi anti-chasse, c'est à dire la manière intégriste des Ayatollahs de l'environnement.

Aujourd'hui, 60% de la pêche halieutique (celle qui concerne les seuls poissons à l'exclusion des coquillages et des crustacés) est le fait des armements industriels qualifiés de "minotiers" car ils produisent en mer de la farine de poissons (et aussi des huiles). Ce chiffre est proprement stupéfiant! Si nous voulons continuer à manger du poisson frais, il va falloir se réveiller et défendre nos pêcheurs artisanaux que personne n'écoute plus à Bruxelles.

Trois questions devront être résolues rapidement:

  1. Il faut que le Gouvenrement français interprète avec souplesse les nouvelles orientations de la politique commune de la pêche qui instaurent un système de points pour la sanction des infractions aux règlementations de pêche. Celles-ci peuvent en effet conduire à la suspension du permis de pêche, autrement dit priver un pêcheur de son gagne-pain. Il ne doit pas y avoir d'automatisme mais un examen individuel de chaque infraction, comme on le fait en justice.
  2. Il est impératif que le renouvellement de la flotille de pêche tienne mieux compte de la situation des jeunes patrons-pêcheurs qui commencent souvent leur activité avec des bateaux mis à flots voici plus de trente ans, gourmands en fuel, coûteux à l'entretien, incommodes pour le travail et parfois dangereux: mettre en oeuvre des moyens de financement innovants est une nécessité urgente.
  3. S'agissant de la zone de pêche granvillaise, je souhaite que l'autorité préfectorale prenne les dérogations nécessaires pour que nos pêcheurs, compte tenu de la configuration très particulière de la zone, ne soient pas obligés de s'éloigner à plus de trois milles nautiques pour déposer leurs casiers ou déployer leurs filets.  

 

 

 

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