Maintien du programme européen d’aide aux plus démunis : une sage décision

 

De haute lutte, après d’âpres négociations, avec une très grande détermination et fermeté, la France a obtenu, le 14 novembre dernier, le maintien du programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) pour les deux prochaines années.

Doté d’un budget de 480 millions, ce fonds permet d’apporter une aide alimentaire à 18 millions de personnes dans l’Union Européenne.

Le conseil général de la Manche unanime avait adressé un voeu au gouvernement pour que le programme européen soit sauvé. Grâce à l'action opiniâtre de Bruno Le Maire, c'est chose faite. Nous serons également unanimes à saluer ce résultat, au moment où l'hiver arrive.

 

Crée en 1987, sous l’impulsion de Jacques Chirac, Premier ministre, et du président de la commission européenne Jacques Delors, à la suite de l’appel lancé par le fondateur des Restos du Cœur Coluche, le PEAD, adossé à la Politique Agricole Commune (PAC), permet de mettre à disposition des États membres qui le souhaitent le produit de la vente de surplus agricoles (céréales, riz, sucre, poudre de lait, beurre). Ces surplus sont ensuite échangés par les États membres contre des denrées alimentaires livrées à des associations caritatives chargées de les distribuer aux personnes les plus démunies.

En France, ces associations désignées par l’Etat sont au nombre de quatre : la Croix-Rouge française, la Fédération Française des Banques Alimentaires, les Restos du Cœur, et le Secours populaire français.

Ce fonds, incontestable dans son esprit, a suscité des oppositions juridiques de principe de la part de certains de nos partenaires européens. L’Union européenne n’a pas le droit actuellement d’avoir une politique d’aide sociale ; c’est en application de sa politique agricole qu’elle a créé le programme d’aide alimentaire. Or, il n’y a plu de surplus agricoles. Pour ne pas s’engager dans une extension rampante des attributions de l’Europe et dans de nouvelles dépenses, l’Allemagne et la Suède notamment ont souhaité l’abandon du programme et obtenu un jugement du tribunal européen en ce sens. Il fallait donc remonter la pente. C’est maintenant chose faite, au moins pour deux ans, et c’est heureux que l’Europe puisse ainsi montrer son meilleur visage dans la crise économique et sociale que nous traversons.

Mais si la France a réussi à maintenir le PEAD jusqu’en 2013, nous devons dès aujourd’hui anticiper et réfléchir à un nouveau régime pour l'après 2013. Certes, une proposition est d’ores et déjà avancée par la Commission européenne en vue d’intégrer le programme à la politique de cohésion économique et sociale de l’Union Européenne. Mais il ne s’agit encore que d’une proposition et nous devons rester très vigilants, au moment où nous observons dans beaucoup de pays d’Europe, avec la crise économique, une aggravation de la pauvreté.

Enfin, je profite de ce message, pour remercier et féliciter chaleureusement l’ensemble des bénévoles qui œuvrent dans les associations caritatives. La semaine dernière, les bénévoles de la Banque Alimentaire étaient encore des milliers dans la toute la France à se mobiliser afin de collecter un maximum de denrées alimentaires.

Je connais leur engagement de tous les jours et je veux leur rendre hommage.

 

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