Martine Aubry joue les divas: tant mieux!

Martine Aubry boude? Tant mieux !
Martine Aubry boude? Tant mieux !

L'argument invoqué le plus naturellement du monde par Martine Aubry pour ne pas faire partie du Gouvernement Ayrault laisse sans voix: ayant déjà été n°2 du Gouvernement Jospin, elle ne peut entrer au gouvernement que comme Premier ministre. Quel orgueil et quelle vision étriquée de l'action politique qui ne permettrait de prendre part à un Gouvernement qu'à condition d'y occuper une place plus importante que la dernière fois! C'est une approche de fonctionnaire humiliée de ne pas être promue et non de responsable politique majeur, comme si les états de service passés donnaient des droits particuliers en dehors des compétences que l'on pourrait mettre à la disposition de son équipe. Et Juppé puis Fabius, anciens Premiers ministres devenus ministres des affaires étrangères? Et Giscard devenu président de Région après avoir quitté l'Elysée? Et Michel Debré? Et Edgar Faure? Et Pierre Mendès-France? N'auraient-ils pas eu le droit eux-aussi de refuser tout engagement qui ne fût pas à la mesure de leur prestigieuse carrière? Tous ont pourtant accepté de reprendre du service après avoir été chef du Gouvernement.

 

Le comportement de Martine Aubry est une triste, mesquine et décevante démonstration de vanité et de jalousie pour celle qui dirige encore le parti présidentiel !

Dans ces conditions, il vaut sans doute mieux pour la nouvelle équipe qu'elle reste dans son beffroi avec ses rêves de grandeur. C'est aussi une chance pour notre pays car dans ses fonctions ministérielles, Martine Aubry a laissé un héritage désastreux qu'on n'est pas prêts d'oublier. C'est elle qui a fait les 35 heures imposées par la loi à toutes les entreprise et payées 39 heures, et c'est aussi elle qui les a étendues à l'hôpital, lequel ne s'en est toujours pas remis. C'est elle encore qui a laissé exploser les dépenses de sécurité sociale après le plan Juppé (hausse de plus de 5% par an au lieu de 2% dans la période précédente !), sans prendre aucune mesure pour les enrayer, heureuse de constater qu'à la faveur d'une période de croissance exceptionnelle les déficits ne s'étaient pas creusés, les recettes augmentant elles aussi très rapidement. Quand la conjoncture s'est retournée, il a fallu prendre des mesures de freinage dont elle n'eut pas à subir l'impopularité. Pour Martine Aubry, le mot "réforme" est synomyme de distribution d'avantages et de temps libre aux frais des Français. Nous n'aurons donc pas à regretter son choix de ne pas revenir au Gouvernement !

 

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Commentaires : 4
  • #1

    Socrate (dimanche, 20 mai 2012 17:07)

    Vous avez raison sur l'attitude de la diva.
    Toutefois je vous rappelle que votre famille a eu presque 15 ans pour réformer la réforme des 35h ; ce monstre gauchiste, dénoncé à tour de meeting et jamais abrogé lol

    Bien que concerné par les effets des 35h, je reste toutefois septique sur notre perte de compétitivité corrélée à cette mesure.

    En effet, la désindustrialisation, débutée avec la sidérurgie il y a bien longtemps, n'a eu de cesse de s'amplifier avec le développement du tiers monde.

    La question serait donc : faut-il courir après la dérégulation salariale et la baisse des charges, c'est à dire après la Chine, la Pologne, l'Inde, La roumanie, au risque de nous tiers-mondaliser nous même, ou doit-on améliorer la qualité, les rendements, la technicité de production, la technologie, et surtout ARRÊTER immédiatement la fuite technologique vers nos compétiteurs ? (comme le font depuis 20 ans nos grandes entreprises, gérées par des "énarques"..)

    Bien à vous

  • #2

    Philippe Bas (dimanche, 20 mai 2012 19:08)

    Vous devenez assidu,Socrate, merci!
    D'accord avec vous, nous ne pouvons l'emporter dans la compétition internationale en faisant de la surenchère à la baisse des coûts salariaux. N'empêche que nous avons aussi de nombreuses activités pour lesquelles une baisse des coûts salariaux (non par la baisse des salaires directs mais par la réduction des charges sociales de l'employeur) permettrait des embauches: bâtiment, travaux publics, commerce, industries de main d'oeuvre, services aux personnes, travaux en agriculture, etc.
    Par ailleurs, dans le privé, il subsiste peu d'effets des 35 heures: les heures supplémentaires sont libres désormais et ne coûtent pas plus cher que les 35 premières heures puisqu'elles sont exonérées... ce qui pose d'ailleurs parfois un problème car elles sont préférées à des embauches et nous avons beaucoup de chômeurs...

  • #3

    maryjean 2 (dimanche, 20 mai 2012 22:07)

    Ravi de constater que nous avons le même avis, je crois que les Politiques oublient vite leur passé hélas et j'espère que l'assemblée nationale va rester avec la majorité de politiques de droite car depuis l'élection on commence à dépenser par décrets et cependant je croyais que tout devait se faire par concertation je suis donc devenu mal entendant ??????????????, Nicolas Sarkozy a fait un bon score hélas sans réussir malgré une campagne dirigée par 9 contre un plus tout ce qui se disait contre lui, croisons les doigts pour les législatives !!!!!!!!

  • #4

    Socrate (dimanche, 20 mai 2012 23:13)

    J'étais déjà des lecteurs.
    La période m'incite à discuter aussi en local. Je participe à quelques groupes de discussion au niveau national.

    Les heures supplémentaires étaient également possibles avec les 35 h.

    Dans ma première entreprise en 1995 j'utilisais les 37 h du nom de votre ami politique. Comme quoi la Diva n'est pas la première à avoir mis en application les réflexions de son "think tank"..

    Je suis de votre avis pour les filières citées. Toutefois, ces dernières, si elles contribuent à la croissance, sont neutralisées par les effets de la balance commerciale.
    La compétitivité est Donc à chercher dans les sociétés exportatrices d'une part, et dans l'insdustrie légère qui limite la pression des importations.
    On ne peut pas empècher les échanges mais on peut soutenir certaines activités pour quelles captent le marché intérieur.
    Enfin, la croissance verte est riche en innovations et futurs nouveaux besoins. En détruisant le travail initié par Jacques Chirac et son 1er Ministre De Villepin, Nicolas Sarkosy nous a renvoyé dans les lymbes

 

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