La réforme de la politique commune de la pêche à l’ordre du jour du Sénat

Jeudi, la pêche est de nouveau d’actualité. Cette fois c’est toute la politique européenne de la pêche qui est en question. La Commission européenne a préparé une réforme qui vise expressément à diminuer la flotille de pêche et à limiter drastiquement les prélèvements, au-delà même des nécessités écologiques. Assurer le renouvellement des réserves de poissons, c’est aussi une exigence économique et les pêcheurs, qui sont généralement raisonnables le savent bien. Il ne faut pas permettre le pillage des mers. Mais il ne faut pas non plus prévoir des règles appliquées aveuglément et d’une rigueur disproportionnée à la réalité des enjeux.

Le projet de réforme de Bruxelles était beaucoup trop brutal. Il favorisait la pêche industrielle au détriment de la pêche artisanale. Je mes suis opposé à cette évolution. Le nouveau ministre, M.Cuvillier, jusqu’alors maire de Boulogne-sur-Mer, s’inscrit dans la continuité de son prédecesseur, Bruno Le Maire. Il m’a fait une impression favorable par sa connaissance des dossiers. Il a obtenu à Bruxelles de profondes inflexions  du projet de la Commission le 13 juin dernier. Pour donner plus de force à la position de la France, le groupe UMP, dont j’étais le représentant, à soutenu le travail du Gouvernement, pour que celui-ci puisse se prévaloir d’un appui unanime de toutes les forces politiques dans ces négociations difficiles. Unis, nous avons plus de chance d’être entendus. C’est peut-être ce que l’on appelle « l’opposition constructive ».

Lire l'intégralité de l'intervention de Philippe Bas sur la Politique commune de la pêche le 12 juillet 2012.

Écrire commentaire

Commentaires : 1
  • #1

    Benoit (samedi, 14 juillet 2012 06:07)

    Bonjour Mr Bas,

    Avez vous mis le nez dans les rapports de la FAO sur la pêche et son évolution? Pour résumer, 90 millions de tonnes de poissons pêchés en mer (ca stagne depuis 10 ans en puisant de façon non renouvelable dans les stocks), 35 produits par l'aquaculture continentale, 20 pour l'aquaculture marine et 10 pour les peches continentales (lacs, rivieres..)...
    La FAO annonce des besoins pour 2050 de l'ordre de 270 millions de tonnes tout compris...En restant à 90 millions pour la peche en mer (j'en doute), ca signifie 180 millions pour l'aquaculture.
    Quand est il de la vision des politiques au niveau local, national et européen sur le développement de cette filière? les programmes de nutrition qui visent à utiliser des protéines et huiles végétales (EPA DHA) au lieu des protéines et huiles de poissons?
    Quels financements européens, nationaux et locaux sont annoncés pour lancer cette transition....ou bien comme de la bonne politique politicienne la vision est elle d'acheter la paix sociale à coups d'aides plus ou moins déguisées qui enfoncera tout le monde dans le trou.

 

CONTACT




La lettre du sénateur - novembre 2016

"Une Manche fraternelle, attractive, dynamique à l'écoute de ses habitants"

Le magazine du conseil départemental de la Manche

 Manche des territoires, la revue destinée aux élus

Les P'tites News : le magazine des collégiens

Lien vers le site internet www.nossenateurs.fr
Lien vers le site internet www.nossenateurs.fr

Livre "Avec Chirac"