Pacte budgétaire européen: oui à la ratification

François Hollande face à Angela Merkel: la signature de Nicolas Sarkozy respectée
François Hollande face à Angela Merkel: la signature de Nicolas Sarkozy respectée

Je défendrai cette semaine l'adoption du pacte budgétaire européen pour permettre sa ratification malgré la défaillance de la majorité sénatoriale, qui s'est divisée sur le sujet, les communistes et les Verts s'y opposant avec quelques élus socialistes.

Je dirai cependant que la rigueur budgétaire ne peut tenir lieu de politique économique: elle doit  être complétée par une action vigoureuse pour stimuler la compétitivité de nos entreprises, la croissance et l'emploi. Sur ce chapitre, il y a une contradiciton forte entre l'adoption du traité budgétaire et l'accroissement sans précédent des prélèvements sur les entreprises françaises, au moment où leurs marges atteignent un niveau historiquement bas, qui augure mal de leurs capacités à investir et à créer demain des emplois. Où est la politique de compétitivité sans laquelle la rigueur conduirait au marasme?

J'exprimerai aussi ma conviction que tout progrès dans le rapprochement des politiques budgétaires des pays de l'Union est bon à prendre pour sauver l'euro, mais que cela ne suffira pas: il est grand temps de franchir une nouvelle étape vers un gouvernement européen fondé sur une fédération d'Etats-nations. C'est la seule solution pour justifier une vraie solidarité financière entre Etats européens et pour que l'Europe, première puissance économique du monde, soit capable de traiter d'égale à égale avec les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, le Brésil ou le Japon. Si nous ne nous invitons pas à la table des grands, nos marchés continueront à être envahis d'importations à bas prix sans contreparties réelles en termes d'ouverture de nouveaux marchés.

L'Europe politique sera l'instrument d'une nouvelle prospérité si, en même temps, nos réformes économiques permettent aux entreprises européennes de rivaliser avec leurs rivales. On n'en prend pas le chemin actuellement.

En revanche, je ne m'attarderai pas lors du débat sur la politique politicienne: le fait que le Président Hollande ait dénoncé ce traité pendant sa campagne et qu'il le fasse ratifier aujourd'hui sans avoir obtenu la renégociaiton promise, qui était impossible, est un manquement à sa parole mais un service rendu au pays. Je me bornerai à constater qu'ainsi le président est fidèle à son devoir plus qu'à ses promesses, auxquelles je n'ai jamais cru. L'inconvénient vis à vis des Français qui lui ont fait confiance, c'est qu'il les fait avancer vers plus d'Europe à reculons. On n'ira pas très loin ainsi. Comment mobiliser ensuite en faveur de l'idéal européen pour franchir les étapes à venir, autrement plus déterminante qu'un traité qui se borne à reconnaître ce que nous savions déjà, c'est à dire qu'il faut être sérieux dans la gestion des finances publiques?

L'heure de vérité approche: à quand la Constitution d'une Fédération d'Etats-nations pour transformer notre Europe divisée, que l'on moque partout dans le monde en la qualifiant de "nain politique", en puissance reconnue , capable de taper du poing sur la table et de faire respecter les intérêts de ses Peuples?

 

CONTACT




Accédez au site : MaVieDansLaManche

 

La lettre du sénateur - novembre 2016

"Une Manche fraternelle, attractive, dynamique à l'écoute de ses habitants"

Le magazine du conseil départemental de la Manche

 Manche des territoires, la revue destinée aux élus

Les P'tites News : le magazine des collégiens

Lien vers le site internet www.nossenateurs.fr
Lien vers le site internet www.nossenateurs.fr

Livre "Avec Chirac"