Mariage des personnes de même sexe: débat public à Saint-Lô le 8 janvier

Plus de 300 personnes à Saint-Lô pour réfléchir au mariage des couples homosexuels
Plus de 300 personnes à Saint-Lô pour réfléchir au mariage des couples homosexuels

Une soirée réussie mardi dernier au centre culturel de Saint-Lô! Accueillis par François Digard, maire de la ville, nous avons ouvert le débat, Philippe Gosselin, député de Saint-Lô, et moi,  en exposant les données du problème et les raisons de notre opposition. Puis, un échange a eu lieu avec la salle et toutes les sensibilités se sont exprimées dans un dialogue que j'ai trouvé respectueux, libre et constructif - ce que les partisans du mariage des personnes de même sexe ont d'ailleurs spontanément reconnu elles aussi. On était loin des caricatures qui voudraient que les opposants à la réforme soient traités d'homophobes, d'intégristes religieux ou de réactionnaires de droite. La tolérance et le respect de l'autre ne sont le monopole d'aucun camp! On peut d'ailleurs être défavorable au mariage des personnes de même sexe et engagé dans la lutte contre les discriminations, de gauche, agnostique ou athée.

Je me suis étonné que les sondeurs posent deux questions distinctes à nos concitoyens: celle du mariage et celle de l'adoption. Cela n'a pas de sens car le droit à l'adoption est automatique pour un couple marié (à condititon de remplir les conditions de l'agrément). L'adoption va avec le mariage. Si on ne veut pas de l'adoption, on doit refuser le mariage. Ou alors, il ne faut plus parler d emariage pour tous, mais d'un mariage différent avec des droits différents (et plus faibles) pour les personnes homosexuelles.

Faut-il accepter l'adoption? Je ne le crois pas: ce serait écrire dans la loi qu'il y a équivalence entre des parents de même sexe et des parents de sexe différent. Or, un enfant peut avoir une mère qui l'élève avec sa compagne, mais pas deux mères. Et deux femmes qui élèvent un enfant avec tout l'amour possible et les meilleures qualités éducatives ne peuvent empêcher que cet enfant soit aussi orphelin de père et subisse comme un manque profond cette absence d'un père. La loi ne doit pas nier ce manque en considérant que cet enfant est élevé par deux parents exactemement comme s'il avait un père et une mère. On ne peut proclamer dans la loi l'équivalence absolue des deux situations. A plus forte raison, il faut aussi refuser l'assistance médicale à la procréation, car cela reviendrait à prêter le concours de l'hôpital public et d ela médecine, sous la responsabilité du législateur, à la conception d'enfants sans père.  

Écrire commentaire

Commentaires : 0

 

CONTACT




Accédez au site : MaVieDansLaManche

 

La lettre du sénateur - novembre 2016

"Une Manche fraternelle, attractive, dynamique à l'écoute de ses habitants"

Le magazine du conseil départemental de la Manche

 Manche des territoires, la revue destinée aux élus

Les P'tites News : le magazine des collégiens

Lien vers le site internet www.nossenateurs.fr
Lien vers le site internet www.nossenateurs.fr

Livre "Avec Chirac"