Manifestations du 13 janvier contre le mariage des personnes de même sexe: oui à un réferendum!

Les Mariannes, venues de toutes les régions de France pour un rassemblement résolument républicain scandaient: "Touche pas à mon code civil!"
Les Mariannes, venues de toutes les régions de France pour un rassemblement résolument républicain, scandaient: "Touche pas à mon code civil!"

Les manifestations qui se sont déroulées partout en France démontrent que notre pays est profondément divisé sur cette question. Un réferendum, précédé d'un débat dans chaque circonscription de France et d'une information complète sur ce texte, est devenu indispensable compte de l'intensité de l'opposiiton populaire à cette réforme. Tout passage en force signifierait le refus de l'écoute et du dialogue. François Hollande doit l'entendre. Comme le disaient les manifestants dimanche: "Touche pas au mariage, occupe toi du chômage!"

Les arguments qui me paraissent les plus déterminants contre cette réforme qui se révèle mal bâtie et précipitée sont ceux qui touchent aux droits de l'enfant. Contrairement à ce que l'on croit souvent, on ne peut juridiquement avoir le mariage sans l'adoption car les deux vont automatiquement ensemble dans le code civil : si on est contre l'adoption pour les couples de même sexe, on doit donc, en bonne logique, être contre le mariage! Les questions régulièrement posées par les instituts de sondage, qui distinguent artificiellement les deux choses induisent donc les Français en erreur!

Or, les raisons d'être défavorable à l'adoption sont très fortes, ce qui explique qu'une majorité de Français y soient désormais hostiles: l'enfant ne peut se voir imposer un modèle dans lequel il serait sans père (ou sans mère) sous prétexte que deux mères (ou deux pères) compenseraient ce manque et seraient équivalents. Et les enfants de France ne peuvent se voir expliquer à l'école, parce que la loi l'aurait écrit, un modèle familial unique dans lequel le sexe des parents n'aurait aucune importance.

La famille n'est pas à ré-inventer! La vie se charge assez souvent toute seule de faire naître et grandir des enfants sans père, de créer des familles monoparentales à la suite d'une séparation, et parfois aussi, de fabriquer des orphelins, pour ne pas ajouter une loi qui imposerait assez curieusement un nouveau modèle parental uniforme dans lequel le sexe des parents n'aurait plus aucune importance. On ne peut prétendre sérieusement que "deux femmes-parents" (pour ne pas dire deux mères) = "deux hommes-parents"(pour ne pas dire deux pères) = un père et une mère. Les femmes homosexuelles qui élèvent à deux des enfants se gardent d'ailleurs bien d'entretenir la confusion en se faisant toutes deux appeler "maman" par ces enfants. Même chose pour les hommes, qui évitent généralement de se faire appeler tous deux "papa". Pourquoi la loi en ferait-elle au contraire des parents indifférenciés alors qu'eux-mêmes prennent si souvent soin de ne pas créer de confusion dans l'esprit de l'enfant sur qui est qui pour lui?

Il me semble que ce que l'on appelle désormais l'homoparentalité n'est ni de même nature ni équivalente pour l'enfant que la filiation avec une mère et un père. Il faut la construire sur des fondements exacts. L'enfant sait bien qu'à l'origine de toute vie, il y a un homme et une femme et cette réalité, quand manque le parent de l'autre sexe, ne doit pas être délibérément occultée sous prétexte que l'enfant aurait deux femmes-parents et donc deux adultes aimants et qui s'aiment l'un l'autre, avec les meilleures qualités éducatives possibles. La parentalité ne peut être seulement une "parentalité d'intention". L'homoparentalité doit être construite en vérité, tant en ce qui concerne les lois qui peuvent la régir qu'à l'intérieur de la cellule familiale: il importe de ne pas faire naître volontairement d'enfants sans père ou sans mère, que ce soit par des arrangements privés ou en recourrant à l'assistance médicale à la procréation. Et quand un enfant est élevé par deux adultes d e même sexe formant avec lui une famille, il est également essentiel d'identifier et de désigner celui des deux adultes qui est effectivement la mère (ou le père) et de donner un rôle au second qui n'est pas tout à fait celui de parent mais plutôt celui de beau-parent, comme on le connaît dans nombre de familles recomposées. Cela serait juste et vrai, cela reconnaîtrait la spécificité de ces familles au lieu de leur appliquer un modèle qui n'a pas été conçu pour elles, et cela nous éviterait de faire disparaître du code civil les mots "mari et femme" et les mots "père et mère" pour les remplacer par "époux" et "parents" afin de créer un système juridique qui réfute et refuse par pure doctrine et contre toute évidence toute différence entre couples de même sexe et couples de sexes différents.

Et maintenant que faire? Le Gouvernement doit différer le vote du Parlement et engager dans le pays un débat approfondi pour trouver une autre réponse aux attentes des familles homoparentales qui ne soit pas une construction du coeur et de l'esprit inspirée d'intentions qui se veulent généreuses mais qui ont le défaut insurmontable de reposer sur un mensonge vis à vis de l'enfant et sur un déni des réalités anthropologiques et psychologiques. Sinon, devant l'opposition d'un nombre croissanr de Français, qu'il recourre au réferendum !

 

CONTACT




Accédez au site : MaVieDansLaManche

 

La lettre du sénateur - novembre 2016

"Une Manche fraternelle, attractive, dynamique à l'écoute de ses habitants"

Le magazine du conseil départemental de la Manche

 Manche des territoires, la revue destinée aux élus

Les P'tites News : le magazine des collégiens

Lien vers le site internet www.nossenateurs.fr
Lien vers le site internet www.nossenateurs.fr

Livre "Avec Chirac"