Souvent promise, toujours remise à plus tard: l'urgence d'une politique radicalement nouvelle pour l'emploi des jeunes

La première année de la gauche au pouvoir aura coïncidé avec la plus spectaculaire envolée du chômage des dernières décennies. C'est peu dire que les mesures prise par le Gouvernement de François Hollande n'auront pas suffi à inverser la tendance, qui s'est au contraire fortement aggravée. Les nouveaux gouvernants avaient imputé cette tendance à leurs prédecesseurs plus qu'à la crise. Aujourd'hui, cela les empêche d'invoquer l'excuse de la conjoncture économique pour expliquer leur propre insuccès. Il est hors de doute que les malheureux 17000 "emplois d'avenir" créés depuis un an, le "contrat de génération", qui demeure anecdotique, et l'accord national interprofessionnel conclu en février pour troquer modération salariale et flexibilité contre maintien de l'emploi sont très loin d'être à la mesure du problème. La baisse des charges des entreprises ne donnera pas beaucoup plus de résultats car elle est illusoire, venant après une hausse sans précédent des prélèvements sur l'économie qu'elle ne fait qu'atténuer, sans la compenser complètement. 

Mais les chiffres du chômage sont tellement catastrophiques, surtout pour les jeunes, qu'il est vain de se disputer pour savoir qui de la droite ou de la gauche porte la responsabilité la plus lourde dans la situation actuelle. La seule question qui vaille c'est quoi faire pour aujourd'hui et pour demain, sans regarder derrière nous. Je n'ai pas de recette-miracle, mais de nouvelles pistes de réflexion doivent être explorées pour faciliter l'entrée des jeunes dans la vie active, même si certaines ne peuvent porter immédiatement leurs fruits. Je préviens le lecteur que ces pistes imposent de sévères remises en cause des habitudes de la société française, mais qui peut croire à un vrai changement sans un véritable choc culturel? Seul l'intérêt des jeunes compte!

Ouvrons donc le débat sur ces propositions:

- tout demandeur d'emploi qui se dirigera vers un métier où les employeurs ne trouvent pas de salariés bénéficiera d'un complément de salaire versé par l'assurance-chômage pendant trois ans et d'une formation gratuite d'adaptation à l'emploi;

- les grandes filières universitaires seront accessibles en fonction des besoins nationaux ou régionaux, à l'image de ce qui se passe pour les études de médecine par exemple, ce qui implique d'accepter une sélection pour l'accès aux filières saturées, où les jeunes vont d'abandons en échecs et d'échecs en chômage (pas plus d'un quart d'étudiants en plus des besoins reconnus serait déjà une bonne limite, pour garder une certaine souplesse);

- priorité d'accès à la formation continue à l'Université aux titulaires de diplômes professionnels;

- le pré-apprentissage sera ouvert dès l'âge de 14 ans;

- les contrats à durée indéterminée conclus au bénéfice de jeunes jusqu'à Bac+3 et de jeunes chômeurs de plus de 26 ans bénéficieront d'une exonération totale de charges sociales de toute nature et pourront subir un abattement salarial de 15% la première année, 10% la seconde, 5% la troisième par rapport aux conventions collectives, sur le fondement d'un accord d'entreprise signé avec les syndicats.

 

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Commentaires : 2
  • #1

    Raoult (dimanche, 02 juin 2013 22:13)

    Bonjour Mr,

    Récemment nommé réfèrent départemental des " Jeunes Actifs UMP ", je souhaiterais convenir d'un rendez-vous pour me présenter.

    Bien à vous

    Sébastien RAOULT

  • #2

    benito (mardi, 16 juillet 2013 07:07)

    ....:) je trouve ça trop mignon. Le droite socialiste, responsable du gigantesque conflit de génération actuel où les jeunes actifs donnent 60-70% de leur fric à leur ainés (ça inclut les retraites, la sécurité sociale mais aussi les loyers exorbitants versés aux baby boomers dans les bassins d'emplois, l'absence de turnover sur les postes ou responsabilités clés (moyenne d'age de l'assemblé nationale?))....et surtout surtout, cette formidable machine à endetter le pauvre par la dette d'état pour rendre en esclavage tous ceux qui ne peuvent frauder l'impot car pas assez gros...

    ...vos propositions sont ridicules, on dirait une pub pour du paté de foie après les fêtes de noël (-15% sur le deuxième acheté et TVA à 5.5% sur le troisième avec bon d'achat de 15 euros pour le quatrième acheté l'année d'après)....Si on en arrive à cette usine à gaz, c'est tout simplement que depuis trop d'années, les charges sont reportées sur le travail à qui vous, les politiques, avez donné une valeur minimale, le SMIC et qu'un jeune aujourd'hui doit produire au minimum 22-23 euros par heure de valeur si il veut justifier son salaire minimum!!! comme il est pas assez expérimenté, il n'atteint pas cette valeur et donc, il ne peut justifier son salaire (les études ne sont rien là dedans, les connaissances s'acquiert avec internet ou par l'expérience sans avoir à se faire chier sur les bancs de la fac avec des profs qui n'ont jamais vu une entreprise de leur vie)...
    Arrêter ce délire de salaire minimum et les emplois reviendront et notre niveau de vie s'adaptera à la productivité réelle des français, et non à une productivité minimale qui exclu tous ceux qui sont en dessous et où la production est oubliée au profit de la consommation (à crédit payée par les petits enfants)....

    Il faut arrêter le SMIC, les loyers et les prix s'adapteront!!! la chute des prix sera compensée par le volume, et si non, et bien,; la France devra faire défaut et les vieux baby boomer se rendront compte de leur patrimoine fictif...

 

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