Nicolas Sarkozy doit-il revenir dès cet automne en prenant la tête de l'UMP?

La démission de Jean-François Copé de la présidence de l'UMP prend effet le 15 juin. Elle était devenue inévitable. Les informations rendues publiques sur les conditions du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 rendaient en effet la situation intenable.

Ces informations reposent sur des témoignages malheureusement diificiles à réfuter puisque Jérôme Lavrilleux, le directeur-adjoint de la campagne de l'ancien chef de l'Etat, qui était aussi directeur du cabinet de Jean-François Copé, a publiquement avoué et fait acte de contrition sur TF1. Cela ne dit rien cependant du degré d'information de Jean-François Copé, alors secrétaire général de l'UMP, et de Nicolas Sarkozy, candidat à un second mandat, à l'époque des faits. La présomption d'innocence s'applique à eux. La justice tranchera.

Un faisceau d'indices rend certes plausible leur reponsabilité dans la mise en place de ce financement illicite qui a pris des proportions inédites (11,5 millions de dépassement du budget de campagne limité à 22 millions d'euros, soit plus de 50% de dépassement non inscrits dans le compte de campagne!). Aucune preuve n'en a cependant été apportée à ce jour.

Ces informations s'ajoutent malheureusement au rejet l'an dernier par le conseil constitutionnel du compte de campagne de Nicolas Sarkozy pour des motifs tirés de l'utilisation des moyens de l'Etat pour des dépenses requalifiées de dépenses de campagne. La générosité des sympathisants de l'opposition avait alors permis à l'UMP de faire face à ses échéances. 

Il s'agit maintenant pour l'UMP de rompre avec ce passé. Le nom du principal parti de l'opposition doit rapidement être associé à un projet d'alternance pour le redressement de notre pays, pas à des affaires de financement politique ou à des guerres internes pour la conquête du pouvoir..

De nouvelles élections pour la présidence du parti vont avoir lieu à l'automne. Le devoir de tous ceux qui, de près ou de loin, vont avoir à répondre aux questions de la justice est aujourd'hui de se tenir en réserve du parti pour ne pas associer l'action de celui-ci aux rebondissements et aux révélations qui ne cessent depuis de longs mois de parasiter les initiatives de l'opposition. Cela vaut pour Nicolas Sarkozy comme pour Jean-François Copé. C'est d'ailleurs le seul moyen actuellement de préserver l'avenir de ces personnalités en leur permettant de contribuer, comme ils le souhaitent, à ce que la lumière soit faite par la justice sans gêner l'action du parti. Rien ne leur interdira ensuite d'être candidats à la primaire de l'opposition pour la désignation de celui qui portera ses couleurs à l'élection présidentielle.

 

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