L'usine de recyclage des combustibles nucléaires de la Hague, fleuron de la technologie nucléaire française

avec Pascal Aubret, Directeur de l'usine de recyclage de la Hague, Patrick Jacq, Directeur des projets d'Areva, Sylvain Lebreton, responsable de la communication de l'usine
avec Pascal Aubret, Directeur de l'usine de recyclage de la Hague, Patrick Jacq, Directeur des projets d'Areva, Sylvain Lebreton, responsable de la communication de l'usine


J'ai consacré la journée du 24 juillet à une visite de travail à l'usine de recyclage des combustibles nucléaires de la Hague, éclairé et guidé par M.Pascal Aubret, Directeur de ce site qui emploie 4000 personnes, et par M.Patrick Jacq, Directeur des projets d'Areva.

La technologie française, conçue et mise en oeuvre par le Commissariat à l'énergie atomique et par Areva est pratiquement unique au monde, à l'exception de la Russie et aussi du Japon, qu'Areva a doté d'une installation de même nature. Les grands pays nucléaires que sont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ne recyclent pas eux-mêmes leurs combustibles nucléaires ou ne souhaitent pas les recycler, préférant alors stocker davantage de déchets nucléaires, ce qui limite leurs coûts de production d'électricité nucléaire sur le court terme. L'intérêt du choix français est économique et environnemental. Le recyclage du plutonium permet une moindre consommation d'uranium pour une même quantité d'électricité produite, ce qui présente de surcroît l'avantage d'une moindre dépendance par rapport aux pays fournisseurs d'uranium. Par ailleurs, les déchets nucléaires ultimes à stocker sont moins importants: depuis l'entrée en service de la première centrale nucléaire française, la surface de stockage nécessaire représente l'équivalent d'un terrain de football. Le procédé de vitrification utilisé à La Hague est remarquable: il reproduit en plus fiable un phénomène naturel qui s'est produit après une combustion massive de matières nucléaires il y a des millions d'années et dont les résultats ont pu être découverts en 1972 au Gabon. Il consiste à vitrifier les déchets nucléaires pour les rendre inoffensifs pour les millénaires à venir. Ces technologies remarquables sont reconnues partout dans le monde: la Chine a engagé des discussions approfondies avec Areva pour s'en doter.

On mesure en observant les choix faits par les gands pays consommateurs d'énergie (à l'exception de l'llemagne, dont l'option anti-nucléaire révèle aujourd'hui ses limites) que l'avenir énergétique est aujourd'hui porté par le nucléaire et les gaz de schiste, ce qui ne doit pas nous empêcher de développer aussi les énergies d'appoint que sont les énergies marines et le solaire, qui ont leur pertinence pour une partie de la production d'électricité, malgré leurs coùts de production élevés et leur production irrégulière.

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Commentaires : 1
  • #1

    Expat (jeudi, 31 juillet 2014 00:11)

    Bonjour Mr bas,

    Avez vous abordé la question de la filière thorium? Vous qui avez été dans le giron elyséen, y a t'il oui ou non une stratégie francaise de devenir l'Arabie saoudite du nucléaire. La filière uranium étant vouée au déclin par manque de ressource (voir le scandale Armin!)
    La filière thorium représente plus de x milliers d'années de consommation actuelle d'électricité mais c'est un matériau fertile. La filière thorium a besoin de plutonium pour démarrer et le fait que la France stocke cette bouse fait penser que dans les trentes prochaines années, elle sera capable de démarrer cette nouvelle filière.

    alors alors?

 

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