Rencontre avec Ségolène Royal sur l'avenir des barrages de la Sélune

Crédit photo : la Gazette de la Manche
Crédit photo : la Gazette de la Manche

Jeudi 6 Décembre avait lieu à La Mazure, à proximité des barrages de la Sélune, une importante réunion sur l'avenir de ces barrages. Ségolène Royal est la première ministre de l'Ecologie à avoir accepté de se rendre sur place depuis l'annonce en 2009 de la décision d'arasement prise par Chantal Jouanno. Je lui en ai donné acte en la remerciant. Après avoir écouté les arguments de tous, elle a suivi la recommandation que je lui ai faite avec plusieurs autres intervenants, dont le député Guenahel Huet, de surseoir à la procédure engagée et d'étudier la possibilité d'améliorer la qualité de l'eau de la Sélune par d'autres moyens que la destruction des barrages. Motifs de cette décision: l'incohérence qu'il y a à favoriser les énergies renouvelables d'un côté et à supprimer de l'autre une petite source d'hydroélectricité; le coût exorbitant de l'opération; l'inquiétude pour les phénomènes de crue en aval; les risques de pollution causée par le démantèlement.

Un bel hommage à la mobilisation de la population, dont je me réjouis! Mais ne pavoisons pas trop tôt: il reste beaucoup de chemin à faire pour que le Gouvernement mette un terme définitif à ce projet!

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Commentaires : 1
  • #1

    phv (dimanche, 15 février 2015 17:33)

    Les arguments avancés par les partisans de la suppression de ces barrages ne sont pas forcément d'une bonne foi à toute épreuve !
    Par exemple, il y a effectivement un premier décret du 23 février 1924 de "classement de la Sélune": ça permet à certains de répéter aujourd'hui qu'il y a une infraction depuis longtemps !
    En fait, le projet de barrage de Vézins fait l’objet d’une concession par un décret du 23 novembre 1927 ; la construction se fera de 1929 à 1932. L’ouvrage de la Roche-qui-Boit avait pour sa part été autorisé en 1914 et construit de 1916 à 1919.
    Il est clair que le projet de Vézins au moment de sa construction est considéré comme acceptable au regard des règles découlant du décret de 1924 pour la protection des poissons migrateurs. Le mystère a une explication simple: au moins jusqu'aux années 80 la protection s’applique uniquement « en aval du barrage de la Roche qui Boit » !!! Est-ce bien loyal d’escamoter cette précision ?
    Mais ces petites astuces ne sont pas le plus grave: comme l'a dit Ségolène Royal le 4 décembre, gaspiller quelques dizaines de millions d'euros pour supprimer la base nautique, des emplois, des ressources fiscales et 25 GWh par an d'électricité maintenant quasi gratuite serait hallucinant à l'époque actuelle ! Il y a 10 ans, certes, il était facile pour beaucoup de se mobiliser uniquement pour Flamanville mais aujourd’hui on pourrait remettre les horloges à l’heure…

 

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