Archives actualités octobre 2011

sam.

19

nov.

2011

Faut-il fermer La Hague pour que les Verts votent Hollande?

L'usine de retraitement d'Areva à La Hague devra-t-elle fermer pour que les Verts soutiennent françois Hollande?
L'usine de retraitement d'Areva à La Hague devra-t-elle fermer pour que les Verts soutiennent françois Hollande?

Le programme socialiste de sortie progressive du nucléaire et l’accord électoral conclu avec les Verts au mépris de nos intérêts nationaux appellent des réactions fermes. Une chose est de se soucier, à juste titre, du développement des énergies renouvelables et de la sécurité nucléaire, une autre serait de renoncer à une forme d’énergie en réalité plus propre, moins dangereuse et moins pénalisante pour l’environnement que les autres, quoi qu’en disent ses détracteurs, lesquels ne sont pas des savants mais des activistes politiques.

La réduction de plus d’un tiers de la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025 et l’abandon progressif du retraitement des combustibles radioactifs dans le cadre de la filière MOX porteraient une atteinte d’une gravité exceptionnelle aux intérêts fondamentaux de la France, aux exigences du développement durable, au maintien du pouvoir d’achat des Français, à l’emploi et à la croissance économique.

Dans la Manche, dont l’expérience et la compétence en matière nucléaire sont mondialement reconnues, les atermoiements politiciens de ces derniers jours laissent les salariés et les populations sous le choc.

Une décision de ce genre ne peut en tout état de cause s’improviser. Elle ne saurait relever d’un accord électoral de partage de circonscriptions conclu entre partis politiques mais d’un débat démocratique national entre les Français pour répondre à des questions simples :

1-Voulons-nous augmenter massivement la production de gaz à effet de serre par une aggravation de grande ampleur de la pollution atmosphérique due au recours aux énergies fossiles, seule alternative raisonnablement possible au nucléaire à la hauteur des choix écolo-socialistes ?

2-Voulons-nous augmenter par voie de conséquence notre dépendance par rapport au gaz russe et aux champs pétrolifères du Proche-Orient, avec le danger d’un alignement sur la politique américaine dans cette région, par exemple en Irak où nous avions refusé la guerre ?

3-Voulons-nous augmenter notre facture d’électricité de 40%, avec un prélèvement sans précédent sur le pouvoir d’achat des ménages français et une pénalisation radicale de nos entreprises qui se traduira par de nombreuses pertes d’emploi ?

4-Voulons nous saborder notre avenir nucléaire en sabordant le développement de l’EPR et de la filière du retraitement, qui sont parmi nos plus grandes forces à l’exportation car nous savons bien que les pays émergents (Chine, Inde…) vont devoir multiplier leurs centrales nucléaires dans les trente prochaines années et que la technologie française a la réputation d’être la plus sûre et la plus performante du monde?

dim.

30

oct.

2011

Sénat: rejet de la proposition Ciotti; approbation de la loi pour le sauvetage de Dexia

Nicole Bricq, rapporteur général de la Commission des Finances du Sénat
Nicole Bricq, rapporteur général de la Commission des Finances du Sénat

Ces derniers jours, le Sénat  a expérimenté la ligne de conduite qui sera la sienne pour les six mois qui nous séparent de l'élection présidentielle- en réalité un peu moins car les travaux parlementaires s'achèveront le 22 Février 2012 pour permettre à la campagne de se déployer.

Deux exemples contradictoires permettent d'illustrer la nouvelle approche voulue par la majorité socialiste de notre assemblée:

- le refus d'examiner la proposition de loi Ciotti, du nom du Député des Alpes maritimes leader de la "Droite populaire" à l'Assemblée Nationale, le renvoi de celle-ci sans discussion et donc sans aucun amendement, parce qu'elle permet au juge de placer avec leur accord des petits délinquants mineurs sous encadrement militaire dans les centres de l'établissement public d'insertion de la Défense nationale;

- l'adoption avec des amendements de moralisation pour la distribution des revenus aux dirigeants et aux actionnaires du texte ("loi de finances rectificative") sur le sauvetage de Dexia, banque franco-belge des collectivités territoriales.

Dans le premier cas, le Sénat s'est retiré de lui-même du processus législatif, laissant l'Assemblée nationale faire ce qu'elle veut, sans se soucier de ce qu'il aurait pu apporter à un texte perfectible. Dans le second, sous la sage impulsion du rapporteur général socialiste de la commission des finances Nicole Bricq, avec le soutien du président UMP de celle-ci Philippe Mariniil s'est imposé au Gouvernement et à l'Assemblée Nationale, qui ne peuvent s'opposer à ses arguments de moralisation, tout en apportant un concours responsable au sauvetage de la banque des collectivités, qu'il ne pouvait tout de même pas refuser.

Je déplore, la première stratégie, qui est la négation même de notre mission; j'approuve la seconde, qui nous permet d'affirmer une certaine unité politique face à la crise. 

 

ven.

28

oct.

2011

L’accord de Bruxelles : une étape nécessaire; un chemin encore long

Un accord à l'arraché
Un accord à l'arraché

Je soutiens sans réserve l’accord obtenu à Bruxelles, à condition toutefois de ne pas lui faire dire ce qu’il ne dit pas.

Laissons tout d’abord de côté les fanfaronnades des uns sur le thème de l’accord historique et le dénigrement des autres sur le thème de l’accord a minima, qui serait en dessous des enjeux. Laissons aussi de côté la stupide querelle en paternité ou en maternité dans laquelle la presse enferme Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Ces questions sont en effet sans intérêt pour les citoyens européens, qui se demandent surtout si leurs dirigeants sont capables de remettre l’économie sur un sentier de croissance, de préserver le pouvoir d’achat et de faire reculer le chômage. Or, sur ces chapitres, le constat est rude : trois ans après le déclenchement de la crise financière internationale, l’économie tourne au ralenti, le pouvoir d’achat est en berne, le chômage a repris depuis plusieurs mois sa course à la hausse. Le malheur veut de surcroît que, sur ces points essentiels, la France a décroché de l’Allemagne, ce qui n’autorise actuellement aucune forme d’arrogance française vis-à-vis de nos voisins… « Faites-moi une bonne économie, je vous ferai une bonne diplomatie ! »

 

L’accord de Bruxelles va-t-il nous sortir d’affaire ?

Oui et non !

Oui car nous sommes au bord du gouffre et cet accord peut nous permettre d’éviter d’y être engloutis. Nous sommes au bord du gouffre car si la Grèce quitte la zone euro, cela en sera fini de la confiance des marchés à l’égard de l’Union Européenne et des pays surendettés de la zone. Alors, l’euro disparaîtra et nous redécouvrirons ce qu’est une crise économique et sociale de magnitude 10, sur le modèle de 1929 : dans le sauve qui peut et le chacun pour soi, les vieilles nations européennes tenteront de tirer leur épingle du jeu au dépens des autres, se taillant des croupières sur les marchés européens en dévaluant leur monnaie pour baisser leurs prix face à la concurrence. A Bruxelles, c’est le sursaut de la survie qui l’a emporté. L’accord de Bruxelles nous sauve au moins provisoirement parce ce que les banques renoncent à se faire rembourser une partie de leurs prêts à la Grèce et parce que le fonds européen de stabilité augmente ses réserves pour faire face à la spéculation. Mais attention à la course à l’échalote : nous ne pouvons doter le fonds de réserves équivalentes à la dette souveraine réputée douteuse de plusieurs Etats européens, potentiellement immense. Nous marchons donc sur des œufs : tout dépendra de la confiance des marchés à l’égard de la volonté politique qui vient de se manifester.

Non car de nombreuses étapes restent à franchir. L’accord lui-même comporte des contreparties politiques et économiques incertaines.

Sur le plan politique, il faut que l’on comprenne que le processus de décision européen est fondamentalement anxiogène pour les prêteurs : il crée un maximum d’incertitude pendant des jours voire des semaines, avec des pics de crispation. Cela suscite de l’inquiétude, de la méfiance dans un univers économique devenu très fragile, qui a au contraire besoin de sécurité politique, de stabilité et de confiance. C’est pourquoi je considère aujourd’hui que l’Europe doit franchir rapidement un pallier dans son intégration politique, au moins avec les Etats qui le veulent. Elle doit pouvoir agir comme un gouvernement, avec autorité et rapidité, sans donner en spectacle ses divisions et ses rivalités. Celles-ci sont un facteur de la crise financière puisqu’il s’agit avant tout d’une crise de confiance.

Sur le plan économique, il va falloir être attentif aux contradictions possibles de notre politique : nous voulons que les banques abandonnent une partie de leurs créances sur la Grèce, nous ne voulons plus venir à leur secours avec des fonds publics, nous exigeons donc qu’elles se recapitalisent (entendez qu’elles augmentent leurs fonds propres et leurs réserves par rapport à leur prêts)… et en même temps nous exigeons d’elles qu’elles contribuent à la relance de l’activité en prêtant davantage aux particuliers et aux entreprises. Cherchez l’erreur ! Si les banques voient s’aggraver leurs problèmes de solvabillité au moment même où les Etats font des coupes sombres dans leurs budgets, il est probable que le retour à la croissance et à l’emploi n’est pas pour demain.

ven.

21

oct.

2011

Réforme territoriale : du sang-froid !

Evitons les valses-hésitations!
Evitons les valses-hésitations!

Le Gouvernement semble un peu déboussolé avec la réforme territoriale. Convaincu par certains parlementaires que celle-ci a fait perdre des voix à la majorité lors des élections sénatoriales, voici qu’il est tenté de la différer dans tous ses aspects.

N’ayant jamais été un fanatique de cette réforme, je suis d’autant plus à l’aise pour recommander au Gouvernement qu’il ne perde pas le sang-froid nécessaire à l’action publique :

-          D’accord pour laisser un peu de temps aux communautés de communes quand elles en ont besoin pour se regrouper, mais pourquoi ne pas permettre à celles qui sont prêtes à avancer de le faire au rythme prévu : reporter à l’après-élection présidentielle, c’est reporter aux calendes grecques ;

-          Et pourquoi renoncer à faire dès maintenant les nouveaux cantons d’élection des futurs conseillers territoriaux ? Si on a peur que les socialistes reprochent au Gouvernement de charcuter la carte des cantons, il suffit, comme ce fut le cas pour les circonscriptions législatives, de mettre en place une commission pluraliste présidée par une personnalité d’une neutralité incontestable.

Je représente 2900 habitants au conseil général de la Manche ; Jean-Marc Julienne, mon collègue et ami de Granville, en représente 23 000. C’est plus de huit fois plus ! La vérité des chiffres est éloquente et se passe de commentaires. Même si je ne verrais égoïstement que des avantages à ce que mon petit canton subsiste, parce qu’il a besoin plus que d’autres d’être défendu, je dois reconnaître que la situation actuelle n’est pas normale pour la démocratie.

En revanche, je l’ai toujours dit et je reste sur cette position, je trouve idiot d’imposer aux conseillers territoriaux de siéger à la fois à Saint-Lô et à Caen : cela rend le cumul des mandats obligatoire, créant mécaniquement l’absentéisme que nous voulons combattre, cela n’assure nullement l’entente de la région et des départements et cela multiplie par trois le nombre de conseillers régionaux, imposant de payer la construction très coûteuse d’une nouvelle salle des séances à Caen. Je me demande encore de quel cerveau dogmatique une idée aussi baroque a pu naître…

mer.

19

oct.

2011

Emission sur la chaîne Public Sénat, 19.10.11 à 19h

PUBLIC SENAT, LE 19H AUJOURD'HUI À 19H00

Philippe Bas, Jean-Pierre Michel et Henri Sterdyniak

Le projet de loi de finances rectificative pour 2011 arrive au Sénat et le volet sur la recapitalisation de Dexia, la banque franco-belge des collectivités territoriales, est au centre des discussions. Les sénateurs souhaitent imposer des garanties au sauvetage de la banque. En toile de fond, la crise des dettes souveraines et la mise sous surveillance de la note française par l'agence Moody's provoquent des déclarations politiques de tout bord. Henri Sterdyniak, économiste à l'OFCE, et Philippe Bas,sénateur UMP, en débattent. Guillaume Tabard des Echos, quant à lui, analyse les annonces de rigueur des politiques liées à la crise. En invité des 5 dernières minutes : Jean-Pierre Michel revient sur le rejet en commission des lois de la proposition de loi d'Eric Ciotti, le député de la droite populaire, qui propose l'encadrement militaire des mineurs délinquants.

Pour visionner l'émission, cliquez sur "lire la suite"

lun.

17

oct.

2011

Mon intervention sur France 3, La Voix est libre - samedi 15.10

Cliquez sur l'image pour visionner l'émission
Cliquez sur l'image pour visionner l'émission

dim.

16

oct.

2011

La victoire de François Hollande aux primaires socialistes

La victoire du radical-socialisme pragmatique sur le socialisme sectaire
La victoire du radical-socialisme pragmatique sur le socialisme sectaire

Les Français qui se sont prononcés aux primaires socialistes ont préféré le pragmatisme radical-socialiste corrézien au socialisme dogmatique énarchique. Autrement dit, le doute aux certitudes. Ils ont eu le sens des exigences de notre époque de crise: les "y a qu'à..." et les "faut qu'on..." ne sont plus de mise. Ils ne rassurent personne. Les coups de menton, les manifestations d'autorité verbale, l'excès de volontarisme affiché qui précède si souvent l'aveu de l'impuissance politique, n'auront pas faitt illusion. J'aime autant cela pour notre pays, dans l'hypothèse que je ne souhaite pas où la gauche gagnerait en 2012. François Hollande a gagné parce qu'il a su trouver le ton juste, c'est à dire celui d'une certaine modestie face à l'ampleur des défis à relever. Modestie qui ne doit pas signifier résignation, imprécision ou indécision, points que le candidat socialiste à intérêt à travailler s'il veut convaincre...

 

 

Les primaires socialistes auront dominé l’actualité politique pendant plusieurs semaines. Demain, elles seront oubliées et le débat gauche-gauche s’effacera de nouveau derrière le débat droite-gauche, comme c’est normal en démocratie. Ce débat s’incarnera au travers de deux candidats : Sarkozy et Hollande, autour desquels graviteront l’extrême droite, le centre et l’extrême gauche. 

Je ne suis pas contre les primaires. Les reponsables de la majorité qui les ont brocardées ont eu tort. Fillon a été, comme souvent, le plus peertinent dans son analyse. 

La primaire est en effet une technique de sélection après éliminatoires, comme on le pratique dans les grandes compétitions sportives. Ce système présente sur beaucoup d’autres l’avantage d’être pacifique et organisé. Il vaut mieux que les rivalités sournoises et les coups de poignard dans le dos.

Ce n’est pas pour autant un modèle indépassable : il faut des primaires pour départager des Hollande et des Aubry, mais on en n'a pas besoin quand on s’appelle Mitterrand ou Jospin ! C’est parce que, cette année comme en 2007, les socialistes n’avaient pas (ou plus) de candidat naturel que la technique des primaires s’est imposée à eux. Compte tenu de ce défaut radical de leadership, les socialistes n'avaient le choix qu’entre la doctrinaire Aubry, qui parle tout le temps mais n’écoute jamais, le rad-soc Hollande, tellement soucieux de compromis qu’il n’a pas encore trouvé sa route, l’intruse Ségolène Royal, dont on se demande toujours comment elle a pu se mettre en tête qu’elle avait le dimension présidentielle (et par quel mystère elle a pu en persuader les socialistes en 2007), ou encore le procureur révolutionnaire Montebourg, incorrigible donneurs de leçons qui voudrait faire croire qu’il suffit d’un trait de plume pour nous tirer d’affaire en « démondialisant ».

Pour la gauche, les primaires auront aussi eu le mérite de projeter sur la rampe de lancement un candidat dont l'énergie personnelle, l'expérience et le charisme ne suffisaient pas à eux seuls. Bien joué! 

Mais que les socialistes aient réussi à faire contre mauvaise fortune bon cœur après l’effacement de Dominique Strauss-Kahn est une chose. Qu’avec leurs primaires ils prétendent infliger à la terre entière des leçons de démocratie en est une autre ! La technique des primaires ne mérite pas cet excès d’honneur. Elle ne mérite pas non plus le procès en indignité que certains, aveuglés par l’esprit partisan, ont tenté d’instruire. Les primaires ne sont ni de droite ni de gauche : il faut en faire quand on en a besoin et ne pas en faire dans le cas contraire ! En 2017, si François Hollande est le candidat sortant, il fera comme Sarkozy cette année et partira dans la course sans avoir besoin de primaires que personne ne cherchera d’ailleurs à lui imposer. Et si la droite n’a pas de candidat dont la stature s’impose d’elle-même, elle aura au contraire intérêt à en faire.

 

Le plus inquiétant, comme toujours, c’est ce qui s’est passé sur le terrain des idées et des propositions, parce qu’il en restera des traces. Les primaires ont donné lieu au grand retour du mirage idéologique, en pleine crise mondiale. Ce fut le vide-greniers des utopies de gauche. Mais attention : la France n’est pas en état de payer la facture ! Même si Hollande a gagné, demain il devra compter avec le poids politique acquis par ses concurrents : Aubry à Matignon, Montebourg à la Justice, Royal à l’Economie et aux Finances, Mélenchon à l’Education nationale… ?

Je souhaite bon courage au candidat du PS, mais je m’inquiète pour la France.

dim.

16

oct.

2011

Pêche: la politique européenne ne doit plus privilégier la pêche minotière

La pêche industrielle menace les artisans pêcheurs
La pêche industrielle menace les artisans pêcheurs

Je vais me battre au plan régional et au plan européen pour que la pêche artisanale, qui demeure une activité d'avenir et une richesse pour notre région, soit mieux prise en compte. Je trouve inadmissible que le processus de décision européen ne prenne en compte que les grands lobbies capables de se faire entendre, à savoir les armateurs de la pêche industrielle minotière et, à l'opposé, les organisations de protection de la nature, dont certaines deviennent anti-pêche à la manière dont elles sont aussi anti-chasse, c'est à dire la manière intégriste des Ayatollahs de l'environnement.

Aujourd'hui, 60% de la pêche halieutique (celle qui concerne les seuls poissons à l'exclusion des coquillages et des crustacés) est le fait des armements industriels qualifiés de "minotiers" car ils produisent en mer de la farine de poissons (et aussi des huiles). Ce chiffre est proprement stupéfiant! Si nous voulons continuer à manger du poisson frais, il va falloir se réveiller et défendre nos pêcheurs artisanaux que personne n'écoute plus à Bruxelles.

Trois questions devront être résolues rapidement:

  1. Il faut que le Gouvenrement français interprète avec souplesse les nouvelles orientations de la politique commune de la pêche qui instaurent un système de points pour la sanction des infractions aux règlementations de pêche. Celles-ci peuvent en effet conduire à la suspension du permis de pêche, autrement dit priver un pêcheur de son gagne-pain. Il ne doit pas y avoir d'automatisme mais un examen individuel de chaque infraction, comme on le fait en justice.
  2. Il est impératif que le renouvellement de la flotille de pêche tienne mieux compte de la situation des jeunes patrons-pêcheurs qui commencent souvent leur activité avec des bateaux mis à flots voici plus de trente ans, gourmands en fuel, coûteux à l'entretien, incommodes pour le travail et parfois dangereux: mettre en oeuvre des moyens de financement innovants est une nécessité urgente.
  3. S'agissant de la zone de pêche granvillaise, je souhaite que l'autorité préfectorale prenne les dérogations nécessaires pour que nos pêcheurs, compte tenu de la configuration très particulière de la zone, ne soient pas obligés de s'éloigner à plus de trois milles nautiques pour déposer leurs casiers ou déployer leurs filets.  

 

 

dim.

16

oct.

2011

Concours international de saut d'obstacle de saint-Lô

Des cavaliers impressionnants
Des cavaliers impressionnants

Comme chaque année le concours international de saut d’obstacle de Saint-Lô a été un grand succès. Dimanche, chacun retenait son souffle tandis que les cavaliers s’élançaient sur le parcours d’obstacles. Comme souvent, de nombreuses surprises se sont produites : l’harmonie entre le cheval et son cavalier, les réglages au millimètre pour calculer la foulée de l’animal face à l’obstacle sont des idéaux dont il est bien difficile de se rapprocher quand on est pris par la vitesse du parcours et les réactions imprévisibles de l’animal. C’est pourquoi ce type de compétition capte si facilement l’intérêt du public, charmé par l’élégance du spectacle comme par les rebondissements de la compétition, où entrent beaucoup de leçons de vie.

 

C’est aussi l’occasion, dans un contexte marqué par un certain marasme, de souligner l’excellence de nos éleveurs, de nos entraîneurs et de nos cavaliers. Le « selle français » est avant tout un « selle normand », voire un « selle manchois ». Il est bon de le savoir. C’est pourquoi la Manche et la Basse Normandie soutiennent la filière équine et parrainent ce type de compétitions de haut niveau, qui en sont la vitrine. Une réflexion doit maintenant s’engager pour développer notre reconnaissance internationale et donc notre capacité exportatrice. Certains portent leurs ambitions vers la Chine. Ils ont raison et je suis prêt à les soutenir.

sam.

15

oct.

2011

Noces de diamant à Saint-Pois!

Raymonde et emile Colasse ce samedi à Saint-Pois
Raymonde et emile Colasse ce samedi à Saint-Pois

Des noces de diamant, c’est toujours un extraordinaire moment d’émotion. C’était encore plus le cas pour celles de Raymonde et Emile Colasse, à Saint-Pois, parce qu’ils jouent un grand rôle dans notre commune, Emile présidant le club des aînés après avoir fondé notre unité de pompiers et été longtemps conseiller municipal, Raymonde ayant quant à elle pris depuis toujours plus que sa part dans les différentes activités bénévoles de son mari comme dans son activité artisanale et , bien sûr, dans l’éducation des enfants et la vie de la maison.

sam.

15

oct.

2011

Semaine bleue: après-midi récréative du canton de Saint-Pois

La convivialité au rendez-vous
La convivialité au rendez-vous

Le SAG (secteur d’action gérontologique) du canton de Saint-Pois a organisé samedi son après-midi récréative annuelle dans le cadre de la « Semaine Bleue » qui se déroule partout en France depuis mon passage au ministère des affaires sociales pour encourager le « bien vieillir »: danse folklorique avec les danseurs du Val de Sée, sketch et pièce de théâtre écrits par M.Rousseau, pharmacien à Saint-Pois, et joués par les acteurs de la troupe amatrice de Brécey (je souhaite une rapide guérison à M.Arondel, qui a dû annuler sa participation pour raison de santé) et, bien sûr, agréable goûter pris ensemble avec les gâteaux apportés par nos généreuses - et excellentes - pâtissières. La convivialité était au rendez-vous, et le plaisir d’être ensemble, si j’en juge par l’animation qui régnait dans la salle des fêtes de Saint-Laurent de Cuves, une fois de plus mise à notre disposition par la municipalité, que je remercie.

dim.

09

oct.

2011

Repas des cheveux blancs à Saint-Pois

"Le roi a fait battre tambour pour voir toutes ces dames"
"Le roi a fait battre tambour pour voir toutes ces dames"

Au repas des anciens de Saint-Pois, nous avons eu le plaisir de nous retrouver comme chaque année pour partager un moment de convivialité. La tradition était respectée et ce sont les conseillers municipaux et leurs conjoints qui assuraient le service, avec efficacité bonne humeur et gentillesse. Le repas, préparé par Steve Dodard, était fameux. Nous avons pensé à ceux qui sont partis, en particulier notre ancien maire, Roger Lainé, et Marie-Louise Lemare, qui continuait à accomplir un travail formidable pour la paroisse. Je suis parti vers quatre heures et demie après avoir poussé la chansonnette (Le Roi a fait battre tambour), promettant de m’entraîner pour chanter plus juste l’an prochain, et aussi d’apprendre une nouvelle chanson car certains ont fini par remarquer que je chantais toujours la même…

sam.

08

oct.

2011

Le Sénat face à ses responsabilités

Le sénat va-t-il choisir l'obstruction ou la participation?
Le sénat va-t-il choisir l'obstruction ou la participation?

Face au bloc majoritaire qui assure l'unité entre président de la République, Gouvernement et Assemblée nationale, le Sénat peut jouer soit l'obstruction soit la participation.

 

Jouer l'obstruction est la solution la plus tentante pour la majorité socialiste du Sénat. Elle peut entraver l'action des pouvoirs publics dans deux domaines essentiels: le budget de la France pour 2012 et celui de la sécurité sociale. Cette stratégie de confrontation gauche-droite aurait peut-être le mérite de la clarté démocratique, mais pas celui de servir l'intérêt national dans une période particulièrement difficile pour le pays. Elle prendrait en effet les Français et le budget de la France en otages de la compétition politique qui culminera avec l'élection présidentielle de 2012.

Moralement, ce serait un choix très mauvais car des décisions importantes doivent absolument être prises pour poursuivre la réduction des déficits. Or, de toute façon, même avec retard par rapport au calendrier normal, le Gouvernement a (heureusement) les moyens constitutionnels de passer en force en donnant le dernier mot à l'Assemblée nationale, qui lui reste fidèle. Et alors, il n'aura aucun compte à tenir des propositions faites par le Sénat, y compris par les sénateurs qui le soutiennent. Cela signifie que le Sénat sera alors devenu une chambre d'opposition systématique, courroie de transmission d'un parti politique, et non l'assemblée représentant les territoires, siégeant à côté de l'assemblée élue au suffrage universel direct pour former notre Parlement. C'est donc la stratégie de l'abaissement du Sénat, qui ne servirait plus à rien dans la discussion et le vote de la loi.

J'espère, sans trop y croire, que cela ne sera pas la stratégie de la nouvelle majorité socialiste du Sénat, et qu'au contraire elle aura à coeur de montrer son esprit de responsabiloté dans les circonstances difficiles que connaissent la France et l'Europe- ce qui servirait sans doute l'image des socialistes dans l'opinion publique, aujourd'hui extrèmement préoccupée de la situation de nos finances publiques.

Une autre voie est en effet possible: celle de la particiaption et du compromis républicain entre les deux assemblées. Le Sénat peut être le laboratoire où se forge ce compromis. Je le souhaite. Il suffit pour cela qu'il affirme sa volonté de participer de manière constructive à la préparation du budget de l'année prochaine en invitant le Gouvernement à le suivre sur des propositions d'économie et sur des amendements de justice sociale et fiscale qui lui paraissent essentiels. Il ne s'agit pas de vouloir imposer le programme socialiste. Le Sénat n'en a de toute façon pas le pouvoir. Il s'agit seulement, dans les conditions politiques actuelles, que les élections de 2012 vont clarifier, d'essayer d'être utile à l'intérêt national en ne se contentant pas d'utiliser un pouvoir bloquant qui ne peut être que temporaire.

De son côté, le Gouvernement se devrait alors lui aussi de jouer le jeu en sachant accepter du sénat des amendements susceptibles de faire l'unanimité de la Haute Assemblée, ou en tout cas d'y obtenir un très large consensus.

Je veux faire le maximum pour que les choses aillent dans ce sens, mêm si ce n'est pas le plus probable, hélas!

lun.

03

oct.

2011

Première semaine d'un nouveau sénateur

Lundi: réunion des vices-présidents du conseil général à Saint-Lô; descente sur saint-James à la foire Saint-Macé; retour à Saint-Pois; obsèques d'une habitante très dévouée à la commune; réunion de travail à Saint-Lô; montée nocturne sur Paris en voiture.

Mardi: arrivée au sénat; déjeuner de travail au groupe UMP; réunion du groupe et élection de son Président; accomplissement des premières formalités administratives au sénat.

Mercredi: poursuite des formalités; rendez-vous avec le Président Larcher; entretiens avec les questeurs du sénat; retour le soir en train dans la Manche.

Jeudi: présidence de la commission de la jeunesse, de la culture, des sports et des solidarités à Saint-Lô pour examiner les rapports inscrits à la session du conseil général; déjeuner à Mortain avec les anciens combattants d'Algérie, venus nombreux; retour à Saint-Lô pour présider la commission des appels à projet pour les services à l'enfance; départ pour Paris.

Vendredi: Invité politique  de la semaine sur France Bleue Cotentin à 8h35; achèvement des formalités; entretiens avec les responsables des services du sénat et plusieurs sénateurs.

Samedi: élection du Président du sénat; intervgiew au 19-20 de FR3 Basse Normandie.

Dimanche: participation à une table ronde sur la politique familiale au colloque organisé par la commission de la famille de la conférence des evêques de France, en présence de Monseigneur Lalanne; retour dans la Manche.

 

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La lettre du sénateur - novembre 2016

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