Archives actualités mars 2012

dim.

25

mars

2012

Une tradition rurale sympathique: le déjeuner des cheveux blancs ce dimanche à la Chapelle-Cécelin

dim.

25

mars

2012

Tristesse à l'annonce du décès de Serge Pacilly, maire de Saint-Martin-des-Champs

Serge Pacilly, élu dynamique, ami fidèle
Serge Pacilly, élu dynamique, ami fidèle

J'aimais beaucoup Serge Pacilly. Je tiens à lui rendre hommage. Chacun connaissait l'élu. De la Polyclinique de la Baie, il m'appelait encore pour me parler des projets de la commune de Saint-Martin-des-Champs et me demander mon concours. Il était d'une activité inlassable, toujours en initiative, modèle de maire accessible et entreprenant. Les collectivités de notre région connaissaient aussi le cadre dirigeant de la Sturno, présent auprès des élus pour la réalisation de nombreux travaux, toujours à l'écoute. J'appréciais pour ma part l'ami fidèle et le militant, qui avait pris le risque de s'engager à mes côtés en 2006 parce qu'il pensait que c'était utile à notre territoire et dans le droit fil de ce qu'il attendait pour notre pays. Je connaissais aussi le père attentif et aimant, adorant sa fille Alexandra, qui le lui rendait bien. De sa maladie, il ne disait jamais rien. A la Polyclinique, il prétendait être là pour des examens. On passait immédiatement à autre chose. Jusqu'aux derniers jours, ce qui l'interessait, c'était la vie, ce qui se passait au-dehors. Nous en avons parlé en présence de son épouse comme s'il devait rejoindre cette vie demain. De là où il est, je suis certain qu'il continuera à veiller sur tous ceux qui ont compté pour lui: sa bienveillance et son attention aux autres étaient telles que rien ne peut les arrêter, pas même ce départ prématuré. 

sam.

24

mars

2012

Assemblée générale de la FDSEA: la ruralité au coeur des débats

Pascal Férey: charismatique président de la FDSEA de la Manche
Pascal Férey: charismatique président de la FDSEA de la Manche

Vendredi 23 Mars, la FDSEA tenait son Assemblée Générale à Condé-sur-Vire.

Les politiques étaient invités à s'exprimer sur la politique agricole et sur la politique de la ruralité.

Le Département de la Manche était représenté par de nombreux conseillers généraux. Il me revenait d'exposer au nom du président Le Grand les grandes lignes de notre action.

Avec de nombreux élus issus de l'agriculture et des professions de service à l'agriculture (par exemple les vétérinaires), le Conseil général de la Manche est la collectivité territoriale la plus enracinée dans les réalités du monde agricole. La Région  aborde ces questions de manière beaucoup plus intellectuelle, sinon idéologique, car les élus régionaux, sélectionnés par les partis politiques dans le cadre d'un scrutin de liste, n'ont pas le même ancrage rural, qu'ils remplacent par leur appartenance partisane. Cela explique que le Conseil général soit aujourd'hui la principale collectivité à agir en faveur de l'agriculture et du monde rural.

Notre politique départementale de soutien à l'agriculture a été refondée en mars 2009 sous l'impulsion de notre collègue Philippe Ripouteau, avec l'aide du Sénateur Jean Bizet, de Serge Deslandes et de nombreux autres collègues, fins connaisseurs de ces problématiques.

Nous ne prétendons pas avoir un rôle comparable à celui que remplit la politique agricole commune européenne, en cours de renégociation. Mais nous pouvons aider les agriculteurs à faire face à la complexité croissante de leur métier, aux exigences accrues de protection de l'environnement, et aux difficultés de l'installation des jeunes, notamment en contribuant à la formation et à l'accès aux conseils professionnels. Nous aidons ainsi nos exploitations familiales à se muscler pour répondre aux défis techniques et économiques, et en particulier le défi de l'amélioration de leur compétitivité.

Ceci s'accompagne d'une politique de contrats avec les communes et les intercommunalités pour l'habitat, les transports, le commerce, le développement du numérique, les services aux personnes, la santé, les relais d'assistantes maternelles, la culture, les sports... afin de rendre plus attractifs nos territoires ruraux. Chaque année 100 000 habitants des grandes ville choisissent de venir vivre à la campagne. Nous souhaitons pouvoir en attirer une partie afin de maintenir la vitalité de nos territoires ruraux ! Cela demande à la fois une adaptation de nos services et une adaptation de leurs usagers à de nouvelles formes d'organisation. Ne soyons pas sur la défensive mais au contraire résolument offensifs !

ven.

23

mars

2012

Mortainais: prendre en mains notre destin!

Lancement du travail de la journée
Lancement du travail de la journée

Jeudi dernier, intéressante journée de travail à Saint-Hilaire-du-Harcouët pour réfléchir aux actions qui devront être menées, avec l'aide du Conseil général, pour améliorer l'attractivité du Mortainais. Présence nombreuse des élus, des associations et des acteurs économiques. J'ai plaidé en faveur du renforcement du "pouvoir rural" pour éviter de disperser nos efforts et peser plus lourd dans les discussions avec l'Etat et la Région. Nous avons eu une visio-conférence très intéressante avec le président de la communauté de communes de Murat, dans le Cantal. Leur action pour développer le télétravail est un tel succès qu'elle a fait réfléchir plus d'un d'entre nous. Et comme chaque année 100 000 Français quittent la Ville pour venir vivre à la campagne, nous nous sommes dits que c'était un atout supplémentaire dans la compétition des territoires ! Cela suppose d'adapter aussi nos services publics, d'agir pour le renouvellement de la présence médicale, de renforcer l'attractivité de nos formations, d'améliorer notre offre sportive, culturelle et de loisirs, de mettre davantage en commun nos actions pour le développement économique: en France, chacun a tendance à vouloir sa propre zone d'activité, moyennant quoi 40% de la surface de ces zones, généralement acquise au détriment de l'agriculture, reste disponible  ! Nous ne devons pas tomber dans ce travers!

jeu.

22

mars

2012

Toulouse: la dignité des Français

Le Raid en action
Le Raid en action

L'efficacité et la rapidité d'action des forces de sécurité et des services de renseignement nous ont apporté un immense soulagement: il n'y aura pas d'autre vicitme de ce fou dangereux. C'était capital.

La dignité dont les Français ont fait preuve, le sang froid des Toulousains, le soutien unanime des Français aux familles et aux proches des victimes, notre unité nationale, la solidarité internationale qui s'est manifestée dans cette épreuve douloureuse, sont autant de motifs de croire à l'enracinement profond des valeurs de fraternité et des principes universels de l'humanisme.

Ceux qui n'ont pas respecté la trève que ce deuil national imposait à tous, ceux qui, par leurs commentaires ou leurs accusations ont voulu exploiter l'événement, n'ont pas été à la hauteur des circonstances que nous traversons. Les Français sont seuls juges. 

mer.

21

mars

2012

La Secrétaire d'Etat à la Famille dans le Coutançais: la Manche de nouveau pionnière

La visite de Claude Greff a été passionnante. C'est le genre de déplacement ministériel que j'apprécie. D'abord, bien sûr, en raison de la personnalité de cette Secrétaire d'Etat, infirmière de profession, simple, directe, sensible, proche des gens et de leur vie, qui était toute désignée pour s'occuper de la famille. Ensuite parce qu'il ne s'agissait pas pour elle de venir délivrer la bonne parole en nous disant ce que nous avons à faire mais au contraire de voir, elle, ce que nous faisons, comment nous le faisons, avec qui nous le faisons, d'encourager nos initiatives, de les soutenir, de se nourrir de nos expériences, d'écouter et de dialoguer.

A Saint-Sauveur-Lendelin et à Coutances, guidée par mon ami Alain Cousin, elle a pu voir le dynamisme de nos intercommunalités pour développer les services aux familles. Nous avons pu aussi lui faire partager notre enthousiasme pour l'organisation si originale qui est en train de se mettre en place pour notre Maison des adolescents de la Manche, en particulier avec l'expérience des "promeneurs du net". D'ici la fin de l'année, nos adolescents pourront échanger librement entre eux sur des réseaux sociaux dédiés accompagnés par des éducateurs et des animateurs pour la jeunesse, afin de mieux partager leurs expériences, leurs découvertes, leurs interrogations, leurs souffrances et leurs angoisses parfois. L'Internet, c'est comme une ville où l'on circule librement: on y rencontre le pire et le meilleur. Il faut naturellement protéger nos enfants et nos adolescents contre le pire. Mais il faut aussi les accompagner dans leur découverte du meilleur, sans excès de crainte, et apprendre à utiliser ce merveilleux outil pour leur ouvrir les chemins de la vie.

mar.

20

mars

2012

Crimes de Toulouse et Montauban: du racisme obsessionnel aux meurtres en série.

la souffrance et le deuil après les crimes de Toulouse
la souffrance et le deuil après les crimes de Toulouse

Les crimes de Toulouse et de Montauban laissent sans voix. Que la police agisse, que les hommes de foi prient: pourvu qu'il n'y ait pas d'autres meurtres !

Comment imaginer qu'un être humain puisse en venir à de telles extrémités contre d'autres êtres humains, certains encore enfants, tirés à vue comme au ball trap et pousuivis l'arme au poing jusque dans les couloirs d'une école? Il n'y a pas mieux à faire pour l'heure que de laisser parler son coeur en se mettant d'abord à la place des familles, des parents, des frères et des soeurs, des amis. En pensant aussi à tous ceux en France qui ne peuvent s'empêcher de trembler plus encore que les autres parce qu'ils sont différents de religion, de couleur de peau, d'origine nationale ou ethnique, voire d'orientation sexuelle ou encore par leur handicap.

 

Dans l'ordre du crime aveugle, il n'est certes pas de hiérarchie possible en fonction des motifs invoqués par le criminel. Celui qui sème la mort autour de lui mérite le châtiment ultime prévu par notre droit quels que soient ses mobiles, s'il en a. Il n'y a pas de circonstance atténuante envisageable, pas d'excuse possible, pas d'explication supportable.

Pourtant, je ne peux m'empêcher de vous dire ce que je pense, comme je l'ai fait après la tuerie d'Oslo l'an dernier : il est des criminels qui croient pouvoir légitimer leurs actes de folie sanguinaire par un idéal, une cause, un combat messianique, ayant d'eux-mêmes l'image de bienfaiteurs de l'humanité. A ne pas s'opposer avec vigueur, conviction, autorité, constance à toute dérive raciste, xénophobe, antisémite, islamophobe, homophobe ou de toute autre nature, à y contribuer soi-même en faisant droit un temps soi peu aux discours de rejet de l'autre, on laisse prospérer un climat profondément malsain qui excite des esprits malades, pervers, malfaisants, diaboliques en leur fournissant le combustible nécessaire pour des actes de transgression dont certains peuvent aller jusqu'au crime. Dans toute l'histoire de l'humanité, la barbarie a toujours eu partie liée au refus de l'autre, à la recherche du bouc émissaire, à l' exigence de purification raciale ou ethnique, alimentés par un égarement dément où se perd tout respect de la vie humaine.

Sachons bien que ce ne sont pas les autres qui sont les premiers concernés par ces crimes, ceux qui sont différents, mais chacun d'entre nous parce que ces crimes sont le reflet de forces mauvaises qui sont à l'oeuvre dans notre corps social, bien présentes au milieu de nous. Aujourd'hui, interrogeons-nous en conscience et soyons plus vigilants que jamais pour défendre les valeurs d'humanisme qui sont au coeur de notre République! 

 

sam.

17

mars

2012

Communauté de communes de la Sélune: impossible n'est pas rural!

Les médaillés de la Sélune et leurs épouses
Les médaillés de la Sélune et leurs épouses

Sympathique et instructive après-midi mercredi dernier avec le Préfet, Adolphe Colrat, le Sénateur-maire du Teilleul, Jean Bizet, et le Président de la communauté de communes de la Sélune, mon ami le Docteur Guesdon, ainsi que de nombreux élus, responsables locaux et bénévoles pour la conclusion du contrat de pôle d'excellence rurale de la Sélune, la visite de l'établissement de tavail protégé de Barenton, la visite de la maison de retraite de la ville, l'examen de leurs projets. La journée s'est terminée avec la remise de distinctions à la salle des fêtes pour le Docteur Hubert Guesdon (médaille régionale, départementale et communale vermeil), M.Jean-Marie Frétel, ancien maire de Ger (chevalier du mérite agricole), ainsi que MM.Patrick Leblanc (médaille régionale, départementale et communale d'argent)  et Claude Passays (chevalier du mérite agricole). Il est bon d'honorer de temps en temps ceux qui se dévouent au bien commun, sans rien réclamer en retour.

 

Je tire de cette belle journée des enseignements qui plaident pour l'optimisme: le monde rural, pourvu qu'il accepte initiatives et changements, peut faire échec à un déclin trop complaisamment annoncé. Il sait remplacer ses postes à l'activité déclinante par des agences postales dans des maisons des services publics polyvalentes qui sont source d'un supplément de vie sociale. Il sait aussi moderniser et humaniser les conditions d'accueil et d'accompagnement des personnes âgées, donner du travail à des personnes handicapées, améliorer les conditions d'hébergement et  d'activité occupationnelle, développer l'emploi médico-social pour apporter de meilleures condiitons de vie aux plus vulnérables. Ne dénigrons pas nos initiatives, multiplions-les ! Sachons que dans la grande compétition des territoires pour attirer des emplois, des entreprises, des services, des équipements et, surtout, des habitants, nous ne sommes pas sans atouts.

jeu.

15

mars

2012

La démarche bioéthique prise au piège de la politique

François Hollande a pris position pour l’ouverture de l’assistance médicale à la procréation aux femmes seules et aux couples de femmes. Il s’est également prononcé en faveur de l’euthanasie. C’est la première fois que les questions d’éthique bio-médicale s’invitent dans une campagne présidentielle. Jusqu’à présent, elles n’ont été traitées par le Politique qu’en s’appuyant sur une réflexion éthique collégiale, avec la participation de toutes les familles spirituelles et philosophiques et du Conseil d’Etat. Il n’est pas bon de renoncer à cet acquis protecteur des droits de la personne humaine pour faire de la bioéthique un enjeu de la bipolarisation politique. J’espère qu’il ne s’agit pas avant tout d’essayer de se distinguer sur d’autres terrains que ceux de la politique économique et sociale du fait de l’étroitesse des marges de manœuvre financières actuelles.

Depuis François Mitterrand, créateur du Comité national d’éthique, la France a forgé un corps de principes juridiques cohérents pour accompagner le développement des sciences de la vie et fixer les règles de l’éthique bio-médicale. Un immense travail a été accompli auquel ont participé médecins, chercheurs, philosophes, juristes. Sur la base de ces travaux, le Parlement s’est prononcé en 1994, en 2004 et en 2010, la dernière fois après des états généraux de la bioéthique qui ont été un exemple remarquable de démocratie citoyenne. Nous avons aujourd’hui une législation moderne, plusieurs fois réinterrogée, plusieurs fois confirmée, unique au monde. Elle est fondée sur des valeurs simples : respect de la personne humaine, préservation de l’espèce humaine contre les manipulations génétiques, primauté de l’intérêt de l’enfant né ou à naître…

 

Alors que l’encre du législateur est à peine sèche, François Hollande veut donc remettre en cause plusieurs piliers de cette législation : utilisation de l’assistance médicale à la procréation pour faire naître des enfants sans père, légalisation de l’euthanasie. Ces propositions s’ajoutent à d’autres qui ne relèvent pas de l’éthique biomédicale puisqu’elles n’ont rien à voir avec la médecine, mais qui vont dans le même sens : reconnaissance du mariage homosexuel, et corrélativement ouverture de l’adoption aux couples homosexuels.

 

Il n’est pas mauvais qu’un débat s’instaure de nouveau sur ces questions, même si elles viennent d’être discutées par le Parlement. En revanche, il serait regrettable que l’on sorte de la démarche éthique forgée à partir des travaux du Conseil d’Etat et du Comité national d’éthique pour entrer dans une démarche purement politique, où tout se déciderait sans aucune démarche éthique préalable pour éclairer le législateur. En effet, on touche ici aux fondamentaux d’une société, de la naissance à la mort, et il ne faut donc faire évoluer nos principes qu’avec prudence, « d’une main tremblante » comme l’aurait dit Montesquieu. Il s’agit en effet de la naissance, du mariage et de la mort. Il n’y a guère de questions plus importantes dans l’existence de chacun d’entre nous. On doit tout de même exiger qu’elles ne soient pas traitées comme tant d’autres, dans un mouvement d’emballement, en surfant sur les effets de mode ou les émotions.

La naissance d’un enfant. Notre société a le mérite de s’appuyer sur des principes simples : l’intérêt de l’enfant avant les aspirations de l’adulte. La plupart du temps les deux choses vont heureusement ensemble. Mais elles peuvent entrer en contradiction. L’intérêt de l’enfant abandonné est de recevoir des parents, même s’il s’agit d’un seul parent. C’est pourquoi l’adoption est possible pour une personne célibataire, sans qu’il soit permis de s’interroger sur l’orientation sexuelle de l’adoptant. La situation est bien différente s’il s’agit de créer un enfant par l’assistance médicale à la procréation. Il s’agit alors de décider si pour satisfaire un désir de maternité la loi organise avec le concours de la médecine, de l’hôpital et de la sécurité sociale la naissance d’enfants sans père. Si la réponse a jusqu’à présent été négative à chaque fois que le débat a eu lieu  -et il n’est pas nouveau-, c’est parce que nous devons entendre aussi la voix de l’enfant à naître. La vie se charge assez souvent de placer des enfants dans la situation de naître ou de grandir sans père pour que le législateur ne prenne pas la responsabilité d’ajouter de sa propre initiative des situations de ce type.

Le mariage et la question de l’homoparentalité : ce ne sont pas des questions d’éthique biomédicale mais de droit matrimonial et de droit de la famille. Une réflexion  sur l’exercice de l’autorité parentale et sur l’adoption est depuis longtemps engagée. Menons-la en ayant toujours à l’esprit la primauté de l’intérêt de l’enfant, et en partant des situations réelles et des difficultés concrètes constatées. Nul besoin pour cela de prendre position en faveur d’un mariage homosexuel qui appliquerait un même régime de droit à des situations différentes. Le couple formé d’un homme et d’une femme est protégé par la loi non pour donner à l’amour conjugal une forme de consécration républicaine, qui serait en réalité une ingérence de la société dans la vie privée des individus, mais seulement parce que ce couple a vocation à constituer la cellule de base de la société et qu’il faut  organiser dans ce but les droits et les devoirs des époux : des engagements mutuels dont la violation peut être sanctionnée par un juge, des devoirs qui survivent au divorce vis-à-vis des enfants et du conjoint le plus vulnérable, une dévolution des biens règlementée pour protéger la famille, y compris les ascendants et les collatéraux, etc… Ce n’est pas méconnaître les droits de la personne homosexuelle que de ne pas vouloir étendre ce régime matrimonial en dehors des nécessités sociales qui l’ont fait établir.


Quant à l’adoption, elle est ouverte à une personne seule, quel que soit son sexe et son orientation sexuelle. Reste à déterminer quel sort faire au conjoint, à la compagne ou au compagnon quand l’enfant est finalement élevé à deux, et si deux personnes de même sexe peuvent être admises à adopter conjointement un enfant. Je redis ma conviction que s’agissant d’un orphelin à qui l’on veut donner une famille, la situation ne se présente pas de la même façon que lorsqu’il s’agit d’organiser le don de la vie avec l’aide de la biomédecine. Je pense que l’on peut ici réfléchir à des ouvertures sans remettre en cause aucun principe fondamental de notre législation sur la famille.          

 

La mort. Euthanasier, c’est commettre un meurtre, sauf dans des cas où la conscience du médecin peut justifier qu’il fasse un acte de transgression, sous le contrôle de la justice La revendication de l’euthanasie se pare pourtant de motivations humanistes : abréger l’existence d’un malade pour lequel il n’y a plus d’espoir et qui souffre atrocement, ou bien mettre fin à la vie d’une personne dont la gravité des pathologies, même stabilisées, rend la vie insupportable ou végétative et qui ne peut agir par lui-même en se suicidant. Cette revendication ne tient compte ni des progrès remarquables des soins palliatifs ni de la loi Leonetti, qui permet l’arrêt des soins et interdit l’acharnement thérapeutique. Elle méconnaît le danger qu’il y aurait à organiser un questionnement systématique des équipes médicales et des familles quand un malade se trouverait dans la situation où l’euthanasie serait légale. Cela constituerait une forme d’incitation implicite et je suis persuadé qu’en fin de vie, la mort provoquée par autrui serait progressivement la règle à l’hôpital, la mort naturelle devenant l’exception. L’euthanasie est en effet une solution plus simple que l’accompagnement de fin de vie et les soins palliatifs. Est-ce bien ce que nous voulons ? Beaucoup de malades qui ont terriblement souffert et ont été soulagés disent à leur famille et à leur médecin leur bonheur d’être encore là. La demande de mort appelle des réponses qui ne sont pas la mort. L’exemple anglais montre heureusement que des alternatives sont possibles. C’est par ces réponses que se manifeste la fraternité et le respect de la condition humaine.

Il ne faut pas dénaturer la vocation de la médecine et des soins : guérir quand c’est possible, mais de toute façon, soulager et soigner. La société demande de plus en plus de prestations de services médicaux qui n’ont rien à voir avec cela. Des attentes nouvelles s’adressent à une médecine qui s’est dotée de nouveaux moyens d’action. Si nous voulons prévenir le risque de dérive vers une forme de toute-puissance que les médecins eux-mêmes rejettent massivement, l’éthique biomédicale doit absolument rester la référence principale du législateur, sans la laisser prendre au piège de la politique. 

 

 

 

 

 

mer.

07

mars

2012

Les grands sportifs de la Manche mis à l'honneur

Stéphane Diagana et Philippe Bas en grande conversation à Condé S/Vire le 02.03.12 lors de la soirée des sportifs du Conseil général
Stéphane Diagana et Philippe Bas en grande conversation à Condé S/Vire le 02.03.12 lors de la soirée des sportifs du Conseil général

Chaque année, les meilleurs sportifs du département sont sous les feux de la rampe lors de la traditionnelle Soirée des Sportifs de Haut Niveau organisée par le conseil général de la Manche. Une soirée qui voit les comités départementaux élire leurs sportifs dans leurs disciplines respectives et un jury de la presse composé de journalistes des médias locaux décerner les trophées de l’année.

 Cette année encore, un parrain d’exception nous a fait l’honneur de sa présence, en la personne de Stéphane Diagana.

 

Stéphane Diagana est un athlète spécialiste du 400 m haies qui a été le 4 août 1997, à Athènes, le premier champion du monde d’athlétisme masculin français. Il détient par ailleurs le record d’Europe du 400 m haies en 47 s 37, performance réalisée le 5 juillet 1995 lors du meeting de Lausanne..

Il a participé en début d'après-midi le vendredi 2 mars à une conférence sur le thème « concilier sport et études » à l’Institut d’Agneaux où il a reçu un accueil très chaleureux de la aprt de tous les élèves et des professeurs qui scandaient son nom à son arrivée dans la cour de l'établissement.

Avec une extrême gentillesse, il s'est prêté au jeu des questions des élèves de l'Institut. En formidable pédagogue qui cherche à transmettre sa passion du sport aux plus jeunes, il souhaite transmettre un certain nombre de valeurs : respect, travail, humilité, éducation… le tout expliqué avec intelligence, sincérité et une énorme disponibilité. Une simplicité qui en aurait presque fait oublier son exceptionnel palmarès qui le place sans nul doute au panthéon du sport français…

Dans l'après-midi, il a donné une conférence de presse au Conseil général en présence du Président Jean-François Le Grand et de Jacky Bouvet, conseiller général en charge des sports et événements sportifs. En fin de journée, il a rejoint les 600 personnes présentes à Condé S/Vire, sportifs accompagnés de leur famille et dirigeants, bénévoles des clubs...qui ont participé à la traditionnelle soirée des Sportifs sous son parrainage.

Une belle soirée que vous pouvez revivre en différé sur tvmanche.tv et sports.manche.fr !

 

sam.

03

mars

2012

Visite du ministre du Logement: trois choses que j'ai dites à Benoist Apparu.

Benoist Apparu lors de son passage à la mairie de Saint-Lô
Benoist Apparu lors de son passage à la mairie de Saint-Lô

Benoist APPARU, ministre du Logement, s'est rendu le vendredi 2 mars à l'invitation de mon ami Philippe Gosselin, député de la circonscription, dans la ville de Saint-Lô, pour rencontrer les élus et découvrir les façades colorisées d’immeubles rue de la Poterne. Il a visité ensuite l’éco-quartier d’Hébécrevon et est allé à la rencontre des habitants de ce quartier, avant de se rendre à Carentan pour un échange à l'hôtel de ville.

Ce fut l'occasion d'échanges intéressants sur la politique du logement et sur les attentes du monde rural.

J'ai profité de la visite de Benoist Apparu pour lui faire passer les messages suivants:

1) Nous ne sommes pas satisfaits du sort réservé depuis deux ans aux opérations programmées d'amélioration de l'habitat ("OPAH"). faute de crédits, il n'y a pratiquement plus d'aides que pour les propriétaires occupant leur logement. Cela pose un problème pour la remise en état de nombreuses maisons de nos communes rurales, qui pourraient être remises sur le marché de la location si des travaux étaient entrepris. Au lieu de cela on constate une augmentation du nombre de maisons abandonnées dans certaines parties du bocage et un développement des constructions particulières pas toujours en harmonie avec le caractère de nos bourgs ruraux. 

2) Nous nous inquiétons des restictions apportées à la distribution des prêts locatifs sociaux en milieu rural. La concentration des crédits du logement social dans le cadre de la politique de la ville a pris une ampleur excessive. Je sais bien que la politique des quartiers est une nécessité, mais la politique de la ruralité joue un rôle préventif important pour éviter l'aggravation des déséquilibres urbains. Il ne faut pas l'oublier.

3) Plus de cent maires de notre Département se sont regroupés pour faire évoluer l'interprétation de la loi littoral. Si celle-ci est indispensable pour éviter les constructions abusives que l'on a connues sur certaines côtes françaises, il ne faut pas tomber dans l'excès inverse. Le cumul entre l'interprétation étroite imposéee par certains tribunaux administratifs et la multiplication des recours militants d'associations qui sont prêtes à stopper net tout développement économique et touristique nous conduit à des impasses. Il est temps de mettre à plat l'ensemble des problèmes et d'en discuter sans tabous.

 

Le ministre s'est montré ouvert sur chacun de ces sujets, mais reste à savoir s'il saura convaincre son administration et le ministère des Fiances d'avancer rapidement dans la bonne direction. Espérons que son successeur saura prendre en mains ces dossiers courageusement... Nous saurons lui rappeler l'importance que nous y attachons! 

 

 

 

jeu.

01

mars

2012

Pourquoi je voterai Sarkozy dès le premier tour

Le choix du devoir et de la raison
Le choix du devoir et de la raison
Je souhaite l'élection du président actuel  pour un deuxième mandat. Je n'ai pas toujours été d'accord avec lui, mais il est aujourd'hui notre meilleur choix, un choix de responsabilité. D'abord, parce qu'il applique la bonne stratégie face a la crise économique et financière la plus grave depuis la grande crise de 1929 : soutien à l'investissement public avec le plan de relance de 2009, baisse des charges, suppression de la taxe professionnelle, diminution rapide des déficits et, surtout, renforcement de la discipline et de la solidarité européennes. Ensuite, parce que son principal concurrent n'est pas convaincant: indécis, flou, changeant et prisonnier des surenchères de la gauche et des Verts. Il fait bon marché de l'intérêt national sur la dépense publique, les impôts supplémentaires, les recrutements de fonctionnaires, les engagements  européens de la France et le nucléaire. Il m'inquiète par son inconstance, son inexpérience et sa légèreté. Je ne partage ses conceptions ni sur l'euthanasie ni sur le mariage homosexuel. 
Ne pas voter Sarkozy, c'est faire élire Hollande. Je ne le veux pas.

 

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La lettre du sénateur - novembre 2016

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