Archives actualités : août 2014

lun.

01

sept.

2014

Conférence des territoires à Saint-Lô le 29 août dernier: l'avenir de nos territoires suspendu aux bouleversements voulus par le Gouvernement

Le Président Le Grand a réuni vendredi dernier la conférence des territoires, lieu de dialogue et de co-construction de projets entre le conseil général et les intercommunalités du département, en présence des services de l'Etat. Nous nous efforçons d'anticiper l'avenir en recherchant une plus grande mutualisation de nos moyens dans cette période de pénurie budgétaire et en réfléchissant à la possibilité d'élargir une politique contractuelle qui a fait ses preuves pour renforcer les responsabilités des intercommunalités et la présence du Département à leurs côtés.

Le contexte mouvant de nos interventions a été pris en compte: j'ai présenté l'état du projet de loi du gouvernement portant réorganisation des territoires pour que chacun ait à l'esprit l'ampleur des bouleversements en préparation.
Les routes, les collèges, les transports collectifs de voyageurs, les transports scolaires et l'action de développement économique (par exemple pour les énergies marines renouvelables ou le plan de dynamisation du Mortainais ) seront transférés à la nouvelle Région dès 2016. Celle-ci devrait réunir Basse et Haute Normandie. Sa capitale sera, au mieux, pour nous Bas-Normands, Caen, au pire  Rouen. A Saint-Lô subsistera le social, la poliitque contractuelle avec les intercommunalités, dotée malheureusement de moindres leviers, et la possibilité de poursuivre une action culturelle, touristique et sportive. Pour tout le reste, les décisions seront prises par une assemblée régionale élue au secrutin de liste, avec des candidats choisis par les grands partis, sans ancrage territorial. A peine constituées, nos nouvelles intercommunalités vont par ailleurs devoir se regrouper de nouveau selon une carte arrêtée au plus tard le 31 décembre 2015, et compter au moins 20 000 habitants au lieu de 5000. Ces intercommunalités ne pourront plus compter sur le relais des conseillers généraux, qui étaient bien identifiés par les élus et la population. Rien n'est prévu pour les communes qui voudraient prendre l'initiative de se réunir en fusionnant pour conserver l'exercice de compétences de proximité qui leur échapperaient dans le cadre intercommunal et qu'elles n'ont plus les moyens d'assumer seules.

La région elle-même sera mise en tutelle par l'Etat puisqu'elle devra se conformer à des schémas régionaux qu'elle élaborera mais qui seront approuvés par le préfet au nom de l'Etat. Ainsi, un nouveau centralisme super régional constituera le Cheval de Troie du grand retour du centralisme d'Etat. Ajoutons que ces schémas s'imposeront aux "schémas de cohérence territoriale" mis en place à l'échelle des Pays et au plan locaux d'urbanisme, ainsi à leur tour inscrits dans un gigantesque système de planification de l'utilisation de l'espace contrôlé par l'Etat.

Tel est le contenu précis du projet adopté par le conseil des ministres en juin dernier. La présentation que j'ai faite a donné lieu à des échanges très intéressants. Ce projet sera débattu par le sénat dès cet automne. Inspiré par une vision politique et technocratique que je ne partage pas car, au nom d'une mutualisation sans doute nécessaire, elle éloigne les décisions des lieux d'activité et de vie et déresponsabilise les élus et les citoyens engagés aux services de la collectivité, ce projet devra être profondément amendé. Elus de gauche et élus de la droite et du centre sont nombreux à partager mon état d'esprit à ce sujet.   

dim.

31

août

2014

Jeunes Agriculteurs: affluence record au Festival de la terre à Quettreville

jeu.

28

août

2014

JEM: Spectaculaire concours d'endurance à Sartilly, face au Mont-Saint-Michel

mer.

27

août

2014

Billet d'humeur après les psychodrames politiques des derniers jours

Le rejet de la politique du Chef de l’Etat est profond. La déception fait place à la colère, une colère sourde. 80% des Français ne font plus confiance au gouvernement pour redresser la situation. A cela, des raisons de fond : d’abord le marasme économique, le chômage, l’aggravation des prélèvements, l’échec de la maîtrise des dépenses publiques. Au-delà, les promesses non tenues du Président de la République, ses prévisions béates constamment démenties par les faits, les propos lénifiants qu’il n’a cessé de tenir, sa pratique du compromis permanent entre des objectifs contradictoires, la priorité qu’il a trop longtemps donnée à une synthèse impossible entre les courants du PS, les Verts, les communistes et les radicaux de gauche,... tout cela a créé le sentiment que les intérêts à court terme de la gauche passaient avant les intérêts de la France.

Chacun voit bien aujourd’hui que la politique conduite depuis deux ans a aggravé les difficultés du pays au lieu de les résoudre. Les retards se sont accumulés, pour les réformes comme pour les ajustements nécessaires de nos finances publiques.

On ne pouvait en même temps réduire les déficits, augmenter les impôts, soutenir la consommation et alléger les charges des entreprises. Les choix fondamentaux n’ont pas été faits à temps. Les pertes de chances pour la France et les Français sont irrattrapables. Et ce sont en premier lieu les Français les plus vulnérables qui en paient, ici et maintenant, les conséquences, par l’augmentation ininterrompue du chômage et la baisse du pouvoir d’achat.

Face à ces contradictions, une première clarification a eu lieu dès la formation du premier gouvernement Valls ; elle n’était pas suffisante. Avec l’éviction d’Arnaud Montebourg du Gouvernement, la question de la ligne politique est tranchée de manière radicale. Ce beau parleur ne doit pas faire illusion : il n’est qu’un démagogue, apôtre d’une politique de facilité : comme nous serions heureux de vivre dans un monde où il suffirait de distribuer du revenu à compte d’Etat, c'est-à-dire en faisant des déficits et donc en empruntant, pour que la croissance reparte ! Comment croire à la magie de la consommation vertueuse qui rendrait plus heureux les Français tout en dopant la croissance ? Qui peut encore ignorer de nos jours :

1°) que la hausse de la consommation profiterait d’abord aux importations et aggraverait le déficit extérieur sans donner le coup de fouet escompté au carnet de commandes de nos entreprises ;

2°) que  le relâchement des disciplines budgétaires augmenterait le besoin de financement de l’Etat et réduirait la capacité de financement des entreprises tout en faisant peser un risque accru sur les taux d’intérêts (actuellement faibles) imposés par ses bailleurs au Trésor français ?

Acculé à la clarification idéologique, le Président de la République n’a guère de mérite à l’assumer: après avoir pris des chemins sinueux. Il fait contre mauvaise fortune bon cœur, ce qui n’est pas glorieux. C’est le produit de la contrainte : il n’a plus d’autre choix en raison de la gravité d’une situation que sa politique n’a pas peu contribué à aggraver.

Ce faisant, comme le disent ses détracteurs à gauche et aussi les démagogues du Front National, il capitule idéologiquement et rend les armes devant la droite et le centre.

Je préfère le discours imposé par Valls au discours Hollande-Ayrault dont le constat d’échec est définitivement établi. Nous sommes presque étourdis d’entendre la déclaration d’amour du Premier ministre aux patrons réunis par le Médef pour sa rentrée d’été. Le nouveau cap économique n’est plus seulement accepté du bout des lèvres, à reculons; il est assumé et revendiqué. Ce discours me convient parce que l’entreprise est notre seule chance pour redresser notre économie en libérant les énergies de nos PME et en stimulant l’exportation pour accrocher notre wagon au train de la croissance mondiale tirée par les pays émergents.

Compétitivité n’est plus un gros mot et c’est déjà un grand progrès, même si nous le payons cher. Mais il faut que les actes suivent, qu’ils soient par leur radicalité en rupture franche par rapport à la pratique antérieure. Il n’y a plus de place pour des mesures cosmétiques à entrée en vigueur progressive. Le choc de compétitivité doit avoir lieu ! Ce n’est pas encore le cas...

lun.

04

août

2014

3 Août: Commémoration du 70ème anniversaire du débarquement de la 2ème D.B. à Saint-Martin de Varreville en présence de nombreux vétérans

sam.

02

août

2014

Brectouville: la commune et le canton de Torigni-sur-Vire de nouveau rassemblés autour de leur libération

sam.

02

août

2014

Le 70ème anniversaire de la Libération d'Avranches célébré dans la ferveur populaire

 

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La lettre du sénateur - novembre 2016

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